4 articles avec droits de l'homme

"Affaire Théo" : c'est la Justice qui mène l'enquête judiciaire et pas l'IGPN

Publié le par Laurent Comparot

D'après des indiscrétions parues dans la presse, les premières conclusions de l'enquête de l'IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale) s'orientent vers la thèse de " l'opération qui tourne mal ". Cette thèse du service interne d'inspection de la Police Nationale aura sans nul doute du mal à passer dans le population, en particulier à Aulnay-sous-Bois.

Selon l'avocat de Théodore Luhaka, Maître Dupond-Moretti, la juge d'instruction et le parquet ne sont pas sur la même ligne que l'IGPN. Il rappelle que "l’intromission d'un objet dans un sexe ou dans un anus, c’est un viol."  Et ajoute que "sinon, il suffirait aux gens qui se servent d’objets de dire : ‘Il n’y avait aucune intention sexuelle, on voulait seulement des violences’ pour qu’il n’y ait plus personne envoyé devant une cour d’assises".

Me Dupond-Moretti en a profité pour réitérer son appel au calme, rappelant que "tout débordement" nuisait "aux intérêts de Théo et de la justice".

"Affaire Théo" : c'est la Justice qui mène l'enquête judiciaire et pas l'IGPN

De son côté, le député Daniel Goldberg qui suit attentivement l'affaire depuis le début rappelle sur Twitter que " les services de Police doivent réunir les éléments et non déterminer la nature des faits" et ajoute que "C'est le rôle de la justice".

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"Affaire Théo" : Daniel Goldberg interpelle le ministre de l'intérieur

Publié le par Aulnay Autrement

Lors de la séance des questions au gouvernement du mardi 7 février 2017, Daniel Goldberg, député d'Aulnay-sous-Bois a interpellé le ministre de l'intérieur quant aux faits graves dont le jeune aulnaysien Théodore Luhaka a été victime.

M. le président. La parole est à M. Daniel Goldberg, pour le groupe socialiste, écologiste et républicain.

M. Daniel Goldberg. Monsieur le ministre de l’intérieur, je voudrais vous parler de M. Théodore Luhaka, que tous ceux qui le connaissent appellent « Théo ». M. Luhaka est un jeune homme sans histoire, passionné de football, serviable, vivant dans le quartier de la Rose-des-Vents à Aulnay-sous-Bois, dans une famille où le respect de l’autre est une valeur forte.

La vie de M. Luhaka a basculé jeudi dernier, au milieu de l’après-midi, quand des fonctionnaires de police ont, selon son témoignage, délibérément attenté à sa dignité. Ils l’ont insulté et frappé avec une volonté constante de l’humilier.

Dès le lendemain, monsieur le ministre, je vous ai dit mon exigence de vérité pour faire cesser un sentiment d’impunité par lequel ces policiers, et ceux-là seulement, se sentaient visiblement protégés. Depuis lors, l’enquête interne de votre ministère a été rapide et transparente. Trois jours après les faits, ces policiers ont été mis en examen. La justice doit maintenant passer pleinement et sans pression d’aucune sorte : c’est notre conception du fonctionnement de la République.

Je veux ici rendre hommage à la grande majorité des policiers, qui sont tous les jours sur le terrain pour nous protéger en étant parfois eux-mêmes agressés, mais je veux aussi souligner la dignité dont fait preuve la famille de Théo.

Comme tout un quartier, comme des milliers de mères et de pères de famille qui pensent que cela aurait pu arriver à leur fils, au-delà de la colère et du dégoût, je me demande comment on a pu en arriver là. Une relation de confrontation permanente, installée depuis la fin de la police de proximité, mine la République.

J’en appelle donc à une prise de conscience nationale pour changer les rapports entre la police et la population dans ces quartiers, notamment pour ce qui concerne les motifs et les techniques de contrôle. Être « avec Théo » aujourd’hui, c’est exiger ce respect mutuel entre citoyens et policiers. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, écologiste et républicain et sur plusieurs bancs du groupe radical, républicain, démocrate et progressiste et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.)

M. le président. La parole est à M. le ministre de l’intérieur.

M. Bruno Le Roux, ministre de l’intérieur. Monsieur le député, les faits que vous venez de décrire sont d’une gravité évidente. Mes premières pensées s’adressent naturellement à ce jeune garçon, Théo, à sa famille et à ses amis, qui souffrent de son hospitalisation et des graves menaces qui pèsent aujourd’hui sur son futur et sur ses perspectives de vivre normalement.

Je ne veux bien entendu formuler ici aucune déclaration ni appréciation sur les conditions de son interpellation et sur ce qui s’est passé : c’est aujourd’hui au magistrat instructeur de dire la vérité. Je vous assure, monsieur le député, que tous les éléments ont été transmis, qu’il s’agisse des éléments vidéo ou de ceux qui permettent de retracer cette intervention dans son cadre – avant, pendant et après –, afin que la justice puisse sans délai mener l’enquête, au rythme qui est le sien.

Je suis très ferme, et le Gouvernement veut l’être lui aussi, s’agissant de tragiques événements de ce genre. J’ai donc procédé sans attendre à la suspension des quatre policiers concernés. Je veux également rappeler à leur devoir d’exemplarité tous les fonctionnaires de police et de gendarmerie. Je sais que, dans beaucoup d’endroits et dans la très grande majorité des cas, je n’ai pas besoin de le faire, mais le lien entre la population et eux est central dans le pacte républicain qui doit être le nôtre aujourd’hui dans notre pays. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, écologiste et républicain.) Cela doit être affirmé haut et fort.

Enfin, monsieur le député, puisque la justice est saisie et qu’elle dispose de tous les éléments, j’invite chacun à appeler à la sérénité, comme vous venez de le faire. Il n’est pas de bonne politique de mettre en cause l’État ou la justice au nom d’une prétendue capacité à s’intéresser aux problèmes des quartiers. Je souhaite que ces problèmes soient traités avec la plus grande sérénité. C’est ce que nous faisons, vous-même comme le Gouvernement. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, écologiste et républicain.)

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Retour sur l'affaire des prédicateurs radicaux, vers l'appaisement

Publié le par Laurent Comparot

Cette semaine, l'hebdomadaire Marianne avait de nouveau mis en cause Bruno Beschizza suite au prêt à des associations de gymnases municipaux où se produisaient des prédicateurs qualifiés de "radicaux". L'association "Espoir au Coeur de Mitry" avait programmé la venue du prédicateur Nader Abou Anas dans le cadre de ce que certains présentaient comme une fête de quartier !

Très embarassé Bruno Beschizza s'était débarrassé de cette patate chaude en saisissant le préfet sur le cadre légal pour refuser la tenue de cette manifestation. Comme le précise Marianne, la préfecture s'est déclarée incompétente tout en indiquant que ce prédicateur était identifié par ses services.

Depuis, il semble qu'on s'oriente vers l'appaisement avec l'annonce d'après le quotidien Le Parisien de l'annulation de la venue du prédicateur, sujet de la controverse. Un premier pas qu'on peut qualifier d'encourageant même si on ne peut dire qu'il soit totalement satisfaisant.

Cette nouvelle invitation a fait aussi l'objet d'une polémique au sein du Conseil Régional d'Île-de-France entre des élus frontistes et la présidente de l'exécutif francielien Valérie Pécresse, une polémique dans laquelle nous ne rentrerons pas.

Cette nouvelle polémique pose encore une fois la question des liens qu'entretient monsieur Beschizza avec ces associations.

De manière plus générale, il serait souhaitable qu'un véritable débat citoyen soit engagé localement autour de cette  problèmatique.

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Les prédicateurs radicaux habitués du Gymnase Ormeteau

Publié le par Laurent Comparot

Les prédicateurs radicaux habitués du Gymnase Ormeteau

L'hebdomadaire Marianne a de nouveau épinglé Bruno Beschizza dans un article intitulé Bis repetita : à Aulnay-sous-Bois, un prédicateur radical au gymnase municipal suite à la présence programmée du " prédicateur radical " Nader Abou Anas dimanche 10 juillet 2016 lors d'une fête religieuse organisée dans un des gymnases municipaux.

Interrogé par les journalistes de Marianne, Bruno Beschizza semble de nouveau surpris par la présence de ce prédicateur qui avait déjà prêché le 31 décembre 2015 dans le gymnase municipal de la Rose-des-Vents à l'invitation de l'Espérance Musulmane de le Jeunesse Française présidée par Hassen Farsadou.

Pourtant, ce n'est pas le première fois que des prédicateurs radicaux sont invités par l'association « Espoir au Coeur de Mitry » dans le gymnase municipal Ormeteau. Déjà, le 19 juillet 2015, deux prédicateurs Ammi Hassan Bouchamda dit 'Ami Hassan (dont Nader Abou Anas revendique l'enseignement) et Éric Younous avait été convié par ladite association à prêcher dans ce gymnase pour la fête de l'Aïd.

Malgré le précédent article de Marianne, Bruno Beschizza semble encore une fois découvrir la nature intrasèque de ces associations pourtant politiquement proches. On rappelera que pas plus tard le 25 mai dernier le conseil municipal d'Aulnay-sous-Bois a voté des subventions au profit des associations Espérance Musulmane de le Jeunesse Française (délibération n°21) et Espoir au Coeur de Mitry (délibération n°20).

On ne saurait rendre monsieur Beschizza responsable des activités internes de ces associations mais on l'invite pourtant à faire preuve de moins de naïveté et plus de circonspection sur le sujet.

La République permet à tous la pratique religieuse et cela dans le cadre de respect des lois et principes républicains. A ce titre, ces associations telles que Espérance Musulmane de le Jeunesse Française ou Espoir au Coeur de Mitry sont libres comme c'est le cas d'inviter qui elles veulent.

En revanche, on peut se poser la question de savoir si c'est bien le rôle de nos institutions républicaines de fournir des locaux que soit à titre gracieux ou payant et de subventionner de telles associations.

Photos : de gauche à droite Ammi Hassan Bouchamda, Éric Younous et Nader Abou Anas.

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