8 articles avec argent public

Extrêmes : les contribuables aulnaysiens payent pour le match Bardella - Beschizza

Publié le par Laurent Comparot

Les contribuables aulnaysiens ont bon dos ou plutôt sont bien généreux car ce sont leurs impôts qui vont encore une fois de plus payer les frais juridiques occasionnés par la multiplication des plaintes pour diffamation lancées par leur grand maire, le très chatouilleux Bruno Beschizza.

Après les blogs locaux, Aulnay Autrement, Aulnay Cap et Monaulnay, les élus de l'opposition, c'est désormais au jeune leader départemental du Front National, Jordan Bardella, auquel s'attaque monsieur Beschizza. A commencer par cette histoire de cumul de mandats dénoncés par Jordan Bardella mais parfaitement légal à cause d'un recours pour annulation.

Si je ne l’avais pas fait avant, c’est parce que quelqu’un avait fait un recours contre mon élection au conseil départemental en mars 2015 et tant que celui-ci n’avait pas été jugé, je ne pouvais pas démissionner, souligne le maire d’Aulnay. Les propos de Bardella sont doublement diffamants : d’une part, j’avais déjà démissionné de mon poste de conseiller départemental et d’autre part, ce n’était absolument pas illégal.

Bruno Beschizza au Parisien

Monsieur Bardella vient justement d'être mis en examen dans cette affaire. Cependant cela n'augure pas de l'issue de la procédure car la mise en examen est automatique lors d'une procédure pour diffamation.

Certes, Aulnay Autrement n'a pas vocation à arbitrer les querelles de deux duettistes de droite, à fortiori à l'extrême droite de l'échiquier politique. Cependant, il reste paradoxal et tout à fait anormal que pour ces propos tenus dans le cadre du Conseil Régional dont messieurs Bardella et Beschizza sont membres ce soient les contribuables aulnaysiens qui soient mis à contribution. Et ce alors même que la fonction de maire de Monsieur Beschizza n'est nullement mise en cause par monsieur Bardella.

Compte Twitter de Jordan Bardella

Compte Twitter de Jordan Bardella

Il semble que ce ne soit pas le seul différent qui oppose le maire de la droite extrême au jeune dirigeant départemental d'extrême droite. Ainsi, on apprend, toujours sur Twitter, que monsieur Bardella fait aussi l'objet d'une plainte « pour avoir dénoncé la tenue d'un meeting islamiste [dans sa ville] " (Aulnay-sous-Bois). Il avait déclaré que Bruno Beschizza avait «fait le choix d’offrir une tribune à plusieurs prédicateurs islamistes, connus pour leurs propos violents et particulièrement choquants". Des propos finalement très en deçà de la virulente charge du dernier article de Valeurs Actuelles consacré au maire d'Aulnay-sous-Bois.

Ces propos avaient été sanctionnés par la présidente du Conseil Régional Valérie Pécresse au titre du règlement intérieur du Conseil Régional, sanction dont l'élu frontiste a fait appel auprès du tribunal administratif. Cette sanction montre bien qu'il s'agit d'une affaire interne au Conseil Régional. Pourtant, c'est bien les contribuables aulnaysiens qui paieront pour les frais d'avocats engagés au titre de la protection fonctionnelle du maire.

 

Compte Twitter de Jordan Bardella

Compte Twitter de Jordan Bardella

Ces multiples plaintes ne semblent pas pour autant freiner l'ardeur de monsieur Bardella. Bien au contraire, il compte bien s'attaquer à la base électorale de Bruno Beschizza, ce dernier ayant jusqu'à présent bénéficié du report des voix frontistes.

Pour les contribuables aulnaysiens, à l'heure où tous les services à la population sont réduits ou supprimés, il serait bien que cette guéguerre s'arbitre ailleurs que dans les palais de justice.

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Communiqué de l'association Aulnay Environnement à propos du projet de piscine municipale

Publié le par Aulnay Autrement

Communiqué de l'association Aulnay Environnement à propos du projet de piscine municipale

Aulnay, le 9 février 2017

Une communication exemplaire !

Le dernier numéro du bulletin municipal d’Aulnay-sous-bois, « Oxygène », mérite une mention spéciale en matière de communication concernant la piscine que les Aulnaysiens attendent depuis la fermeture du stade nautique de Coursaille, il y aura bientôt trois ans.

L’information est si importante qu’elle figure en gras sur la couverture : la nouvelle piscine sera à l’emplacement même de l’ancienne. Soit dit en passant, une décision annoncée lors de vœux du Maire, bien avant que le Conseil Municipal ne l’ait votée, ce qui en dit long sur la démocratie municipale.

Une année a donc été perdue en réflexion sur la localisation. Clairement, lorsqu’on l’interrogeait, le responsable de la société H2O chargée de l’étude du projet poussait vers une implantation sur les terrains PSA, et il n’est pas douteux qu’il rejoignait les vœux du Maire qui a longtemps travaillé sur cette hypothèse.

Les associations avaient soulevé le problème du choix entre réparation et reconstruction après destruction totale, avec un montant qui va du simple au triple. (9 à 32Millions). La priorité était de rester sur le site actuel, c’était le point essentiel pour Aulnay Environnement. Maintenant que le choix est fait, il conviendrait de s’interroger sur l’opportunité de tout détruire.

Or voilà qu’Oxygène apporte un argument de poids contre la destruction de l’ancienne piscine, en affichant en première page une superbe photo de la piscine qu’ont fréquenté les Aulnaysiens. L’élégance et la qualité architecturale du site sautent aux yeux. Le bulletin étant distribué à tous les habitants de la commune, le caractère patrimonial de l’ensemble devient pour tous évident.

En effet, dans le diagnostic du patrimoine de la commune d’Aulnay-sous-bois, réalisé en 2008 par le bureau de l’inventaire du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, on relève précisément comme bâtiment remarquable au titre de l’article L.123.7 du code de l’urbanisme « le stade nautique de Coursaille ».

Il est temps que nos élus prennent conscience que la fierté des Aulnaysiens s’appuie aussi sur la conscience de la valeur de leur patrimoine, en une époque où le nom de la commune est trop souvent lié à de tristes événements.

Malheureusement, il semble que ce soit le cadet de leurs soucis, dans leur acharnement à livrer la ville aux promoteurs pour faire pousser près de la gare (rue Anatole France) et dans le sud les immeubles de luxe. Déjà un ensemble de pavillons jumeaux de la fin du XIXe siècle, dont la valeur patrimoniale a également été indiquée par l’inventaire, a été sacrifié sur les rues Gatouillat et du 14 Juillet. Et que dire du sort dévolu à l’ex-place Camélinat, également repérée d’intérêt patrimonial en raison de son homogénéité, tous les immeubles datant des premières décennies du XXe siècle, qui va être défigurée par un immeuble monstrueux en pierre de taille, sans parler des tilleuls centenaires qui seront abattus.

Notre maire nous promet « du beau et du bon ». Mesdames et Messieurs les élu(e)s, à défaut de prendre le temps de consulter le diagnostic du Conseil Général, posez les yeux sur notre patrimoine architectural : notre ville a déjà sa part de beauté, grâce à des constructions vénérables. Comme l’ex-place Camélinat, le stade de Coursaille mérite qu’on y réfléchisse à deux fois avant d’en détruire la beauté.

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Autolib' : les contribuables aulnaysiens devront renflouer l'ami Bolloré

Publié le par Laurent Comparot

Le 4 janvier dernier, l'hebdomadaire satirique Le Canard Enchaîné révélait que d'ici 2023 le déficit du système de location de véhicules électriques Autolib' pourrait atteindre 179 millions d'euros dont seulement 60 millions à la charge de l'opérateur, le groupe Bolloré. La note risque donc d'être très salée pour Paris et les 97 villes d'Île-de-France équipées dont Aulnay-sous-Bois.

Initialement, le projet était supposé être à l'équilibre à partir de 80.000 abonnés utilisant deux fois par semaine un véhicule pendant une heure. Aujourd'hui, le système compte plus de 132.000 utilisateurs mais la fréquence d'usage est faible alors que les ressources reposent pour les trois quart sur le temps d'utilisation. On assiste paradoxalement à une hausse du nombre des abonnés et à une baisse de l'utilisation. Le succès d'Autolib' était largement dû à le densité du maillage et à la disponibilité des véhicules. Désormais, le nombre élevé d'utilisateurs rend ces facilités caduques. Autolib' est confronté à une sorte de plafond de verre empêchant sa rentabilité. Par ailleurs, le service n'est pas toujours optimal avec des véhicules souvent sales, mal entretenus avec des systèmes de guidage souvent à bout de souffle.

Parallèlement, le développement des services Uber a changé les réflexes et habitudes d'une clientèle urbaine. Pourquoi s'embêter à rechercher une station Autolib' disposant d'une véhicule libre proche du lieu de départ et à tenter de trouver un station libre proche de son lieu de destination quand dans le même temps un service de type Uber vous conduit de porte à porte pour le même prix.

Bruno Beschizza inaugurant le service Autolib' en décembre 2015 (Direct Matin)

Bruno Beschizza inaugurant le service Autolib' en décembre 2015 (Direct Matin)

En juillet 2015, Aulnay-sous-Bois a rejoint le syndicat mixte Autolib' Métropole avec une mise en place fin 2015. Notre commune compte sept stations réparties sur un territoire allant de la proximité sud de la ligne SNCF au quartier de la Rose des Vents. A noter que le sud de la ville n'est pas du tout équipé.

Si la mise en place en 2015 a été longue, la première année de fonctionnement en 2016 a été courte avec plusieurs semaines d'interruption du service sur l'intégralité de la ville suite à l'incendie de véhicules sur des stations de la ville (comment est-ce possible dans la ville de l'insécurité zéro de monsieur Beschizza ?).

Autolib' : les contribuables aulnaysiens devront renflouer l'ami Bolloré

Au moment de la rédaction de cet article, ce vendredi après-midi, seules six stations sur sept étaient opérationnelles. Sur les 38 bornes opérationnelles, 35 étaient occupées par un véhicule disponible. Seulement trois emplacements étaient disponibles pour le retour tous situés dans la rue du 8 mai 1945. Les autres emplacements disponibles à proximité étaient situés soit à la Muette à Drancy, soit à Montfermeil. Cette situation reflète bien le problème de la mise en place de l'Autolib' sur Aulnay-sous-Bois : un faible maillage, peu de rotation des véhicules, une capacité de stationnement en retour quasi inexistante, aucune analyse des besoins...

La mise en place d'Autolib' sur Aulnay-sous-Bois est fondamentalement pas une mauvaise idée mais encore il aurait fallu étudier le dossier avec attention et précaution et ne pas bêtement appliquer une des promesses de campagne du candidat Beschizza (Transport, mesure n°3 page 19 du programme de Bruno Beschizza pour les élections municipales) afin de répondre au mieux aux besoins des aulnaysiens. Le dossier a été visiblement mal géré par Bruno Beschizza et son conseiller municipal en charge des transport Mathieu Tellier. L'offre est totalement inadaptée et techniquement pas gérée. A raison d'un abonnement de 10 € par mois sur une période de 12 mois tacitement renouvelée pour un service plus qu'aléatoire, les Aulnaysiens n'ont aucun intérêt à s'abonner à Autolib'.

A l'heure actuelle, on ignore à quelle hauteur la ville est financièrement engagée dans le dispositif Autolib', ni ce que le déploiement et la vandalisation des véhicules et des stations ont coûté à la ville. Nous espérons que les élus de l'opposition soucieux des finances publiques auront dans un futur proche communication de ces éléments. Dans un communiqué en date du 5 janvier 2017, Autolib' Metropole, syndicat dans lequel Bruno Beschizza siège en qualité de conseiller syndical, réfute l'hypothèse d'un renflouement du dispositif Autolib' par les collectivités publiques au profit de la SA Autolib' du groupe Bolloré. Dans l'immédiat, il est question d'augmenter les tarifs d'utilisation passant de 6 à 7 € la demi-heure, disposition contraire au contrat de DSP qui plafonne l'augmentation à 34 % sur la durée du contrat. Une mesure qui fera renter de l'argent dans l'immédiat mais nuira à l'attractivité et à la pérennité financière du dispositif. Pour sa part, Bolloré réclame la fermeture de certaines stations non rentables et ne compte surtout pas assumer l'intégralité des pertes. En ligne de mire, sont visées les stations sous-utilisées des ville de banlieue.

In fine, notre ville va peut-être se retrouver dans la situation de payer les pertes, voire même de payer les pertes et de fermer ses stations dans le courant de l'année 2017 !

 

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Selon la première adjointe, l'opposition municipale n'aimerait pas la ville

Publié le par Laurent Comparot

Selon la première adjointe, l'opposition municipale n'aimerait pas la ville

La première adjointe d'Aulnay-sous-Bois n'a semble-t-il pas apprécié que les élus d'opposition du conseil municipal ne vote pas le voeu présenté par la droite concernant l'accueil de structures olympiques dans le cadre de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024. 

Selon la première adjointe (voir tweete ci-dessus), sur ce dossier, les élus de l'opposition pratiquent l'Aulnay Bashing, c'est à dire cherchent à nuire à la ville.

Dans ces colonnes, nous avions dit ce que nous pensions de ce voeu et de ce projet inconsidéré et irréfléchi qui demandait tout simplement l'accueil sur notre territoire ni plus, ni moins d'une piscine olympique, du village olympique et du centre de presse.

Doit-on comprendre que désormais toute personne s'opposant à la politique de monsieur Beschizza et de ses élus ou ayant des divergences de vue doivent être considérés comme un mauvais aulnaysien ?

Encore une fois, force est de constater une radicalisation du discours de l'exécutif municipal sans repère, ni direction, mis à mal par la gestion catastrophique de la ville.

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La Police Municipale et son véhicule à 25.000 Euro par mois (3)

Publié le par Aulnay Autrement

La Police Municipale et son véhicule à 25.000 Euro par mois (3)

IMPORTANT : mise à jour du 19 mai 2015

Suite à la publication de cet article, nous avons reçu un courriel de la direction de la communication de la ville d'Aulnay-sous-Bois accompagné d'un courrier de France Télévision. Dans ce courrier destiné à monsieur Bruno Beschizza maire d'Aulnay-sous-Bois conseiller régional d'Île-de-France (sic) et rendu public, Pascal Golomer, directeur délégué à l'information de France Télévision regrette une mauvaise retranscription des propos des policiers. Le montant de la location du véhicule LAPI ne serait donc pas de " 25.000 euros par mois" mais de 2 500 euros par mois selon monsieur Golomer.

Ce montant n'a pas été confirmé par la direction de la communication de la ville d'Aulnay-sous-Bois auprès de laquelle nous avons demandé de plus amples informations. Nous ne manquerons pas de vous informer quant au coût réel de ce nouveau dispositif et sa supposée rentabilité évoqué dans le reportage.

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