Ne ramène pas dans la capitale tes moeurs du 9-3

Publié le par Laurent Comparot

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" Tu ne vas pas te présenter à des primaires parce que tu n'es pas en mesure d'être maire de Paris. Tu ne vas pas faire la loi ici, tu n'es pas en Seine-Saint-Denis. Ne ramène pas dans la capitale tes moeurs du 9-3 ".

Claude Goasguen, député UMP de Paris et maire du 16e arrondissement de Paris à Rachida Dati


 

C'est par ce cri du cœur que Claude Goasguen a interpellé Rachida Dati au sujet de la lutte de pouvoir que se livrent à Paris l'ancien ministre de la justice et Nathalie Kosciusko-Morizet.

 

Ces propos sont scandaleux pour deux raisons :

 

- ils renvoient Rachida Dati qui est une citoyenne française de plein droit à sa condition d'enfants d'immigrés, c'est à dire dans son esprit à une citoyenne de seconde classe

 

- ils instituent dans les esprits l'idée que la Seine-Saint-Denis (le 9-3) est le pire lieu de relégation de l'Hexagone, plus que la Saône-et-Loire dont est native Madame Dati.

 

Face au tollé médiatique, Claude Goasguen a été contraint de présenter des excuses en ces mots :

" J'ai eu tort car la Seine-Saint-Denis est un beau département. Et mon réflexe a été très mal perçu à juste titre et je m'en excuse auprès de tous les gens en Seine-Saint-Denis qui ont pu être choqués ".


On ne peut être satisfait par de tels mots dont le manque de sincérité est flagrant. Car, il faut bien le dire, la Seine-Saint-Denis est loin d'être qualifié un beau département. Il est d'ailleurs peu probable que notre fort peu courtois député y vienne passer ses prochaines vacances en famille.

Et ce qu'il qualifie de réflexe n'est que le fond de sa pensée quant à l'opinion dont il se fait des habitants de notre département.

 

Comme lui a rappelé dans  un court billet, Claude Bartolone : " Il ne te reste plus qu’à revenir en Seine-Saint-Denis. Tu y seras sans doute surpris par la douceur des « mœurs », et par le calme qui y règne, y compris à l’approche des municipales…"

 

Car la grande richesse de la Seine-Saint-Denis, c'est sa population et sa jeunesse.

Publié dans politique nationale

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Emprunts toxiques : l'étau Dexia se desserre

Publié le par Aulnay Autrement

Dette_Toxique.jpgMême si ce n'est pas la victoire attendue, c'est pourtant le verdict du Tribunal de grande instance de Nanterre est une bonne nouvelle pour le département de Seine-Saint-Denis.


Le département avait assigné Dexia au civil en février 2011 à propos de 11 emprunts toxiques, face au refus des banques de renégocier ces contrats. Pour trois d'entre eux, le tribunal a exigé de la banque franco-belge qu'elle modifie ses taux d'intérêt, jusqu'à la fin du contrat en 2031. Jusqu'à présent, la banque refusait de renégocier ses taux.

 

Ce n'est qu'une demi-victoire pour les 66 collectivités locales en procès avec Dexia. La commission d'enquête parlementaire sur les emprunts toxiques aux collectivités avait chiffré l'an dernier le volume des prêts toxiques à 18,8 milliards d'euros.

Certes, dans le jugement, les taux d'intérêt n'ont été jugés usuraire. La seule et unique raison pour laquelle Dexia devra réévaluer les taux pratiqués est l'absence, sur les fax de signature des contrats de prêts, du Taux Effectif Global (TEG), mention normalement obligatoire dans tous les cas, que le prêt soit toxique ou non, complexe ou non, à taux fixe ou à taux variable.

 

En 2008, 92,96% des emprunts du département étaient dits "toxiques". Ce pourcentage a été ramené à 60 % en 2012.

 

 

 

Voir aussi le post sur le blog de Stéphane Troussel

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La solitude du Bluesman... go Mo, just go

Publié le par Laurent Comparot

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Un dernier coup de fil histoire de dire au revoir avant que tu t'envoles vers Los Angeles. Une nouvelle fois, tu vas chercher cette récompense par deux fois promise. On croise les doigts pour cette fois et espérant qu'elle va couronner cette aventure musicale, celle d'une bande de copains passionnés de Blues. De Chicago à la Nouvelle-Orléans, de la musique et de la passion qui nous ont fait vibrer.

 

Tu as claqué la porte et tu leur as dit merde. Et seul, tu vas chercher sur le bord du Pacifique cette consécration tant méritée. Seul ...

 

Une véritable histoire de bluesman, la terrible et éternelle solitude du bluesman. Go Mo, go...

 

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Amédrax le magicien

Publié le par Laurent Comparot

Mandrake the Magicien

Il y a des soirées auxquelles on ne peut hélas assister et celles auxquelles on n'est pas invité. Le 23 janvier dernier, c'est pour ces deux raisons que je n'ai pu assister aux vœux d'EELV d'Aulnay-sous-Bois. Fort opportunément, cette réunion a fait l'objet d'une vidéo de la part d'Aulnay Libre consultable sur le ledit blog.

 

Le point d'orgue de cette réunion était l'intervention d'Alain Amédro, vice-président de la région Île-de-France, maire-adjoint démissionnaire à l'urbanisme et actuel conseiller municipal d'opposition.

Il n'y a rien de très passionnant dans cette intervention. On passera sur les habituels vœux pieux, les considérations inabouties sur la nécessité de densifier le logement pour éviter l'étalement urbain mais « autrement » (comprendre : plus tard, ailleurs et jamais), et le preux engagement pour les générations futures (cela ne coûte rien).

Le seul moment intéressant est l'expression de sa haine recuite envers Gérard Ségura avec un très direct et pour une fois franc « il faut virer le maire ». Plus qu'un cri du cœur, un véritable programme pour les élections municipales de 2014 !

 

Car Alain Amédro a un plan sans doute astucieux : créer à gauche une troisième force susceptible d'éliminer l'autre gauche (comprendre l'alliance PS-PC-PRG) et battre la droite.

Le très visionnaire politicien semble compter sur une vague fond pour arriver à ses fins. Des très remarquables 7,54 % à l'élection cantonale partielle nord (F. Siebecke) en 2011, les scores locaux d'EELV ont atteint en 2012 3,07 % aux Législatives (H. Suaudeau) et 1,86 % aux élections présidentielles (E. Joly)...

Vous vous en doutez, c'est un pari audacieux et perdu d'avance qui n'aurait pour seul conséquence que de favoriser électoralement une droite revancharde et bien décomplexée.

 

En cas de défaite ce qui est une évidence en suivant cette stratégie, le groupe EELV sera sans doute balayé et avec eux certains élus et militants sincères et engagés

Quant à son leader, Alain Amédro, il en sera réduit à enfin trouver un vrai emploi ou plus probablement à dégoter grâce à l'appareil politique parisien d'EELV une sinécure électorale si possible en scrutin de liste ou au suffrage indirect.

 

Monsieur Amédro est sans doute aiguillonné par l'aile la plus extrémiste de ses militants qui préfère le chaos à la réalité de la gestion politique. Mais s'il persiste dans cette politique sans avenir, il devra assumer ses responsabilités et les conséquences graves qui impacteront notre ville et ses habitants.

 

Quoique...

Le très imaginatif Alain Amédro a peut-être en réserve une recette magique pour spontanément exploser électoralement. Magique, non ?

 

 

Illustration : Mandrake le magicien créé par Lee falk et dessiné par Phil Davis

Publié dans politique locale

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Stéphane et l'âge du capitaine (*)

Publié le par Laurent Comparot

 

Cher Stéphane,

 

Je n'hésite pas à assumer mes écrits et réitère mon indignation quant à cette basse manœuvre politique qui consiste à dénigrer Jacques Chaussat sur son âge. J'en suis d'autant plus chagriné que cette attaque puisse venir de ta plume.

Jacques Chaussat est un citoyen jouissant de tous ses droits civils et politiques et n’est dans aucun des cas d’incapacité prévu par la loi. A ce titre, il peut en effet se porter candidat à la magistrature de notre ville.

En aucun cas, on peut ainsi discriminer un candidat sur son âge, tout comme on ne peut discriminer sur le sexe, la couleur ou l'origine.

 

Si la véritable question et le fonds de ton attaque est celle de la mise en cause de cette candidature au sein de la droite aulnaysienne, c'est une autre chose.

Au quel cas, je trouverais très consternant que le débat et le projet municipal de la droite pour 2014 se réduisent à une question d'âge de la tête de liste.

 

Quant au côté présumé tactique de mes écrits, ce serait bien méconnaître le potentiel électoral de Jacques Chaussat qui est à l'heure actuelle le personnage de droite le plus susceptible de peser à droite dans l'optique des élections municipales de 2014. Faire de Jacques Chaussat le candidat favori de Gérard Ségura est encore une façon très insidieuse et sournoise de salir ce premier candidat déclaré.

 

La campagne de 2014 doit être sereine et nous devons enfin sortir de cette fatalité aulnaysienne faite de coups tordus et de recours abusifs. La démocratie doit passer en 2014 dans le débat et dans les bureaux de vote.

 

Si cela commence ainsi en 2013, quelle sera l'atmosphère électorale en 2014 ?

 

(*) Cette réponse fait suite à la publication dans Aulnay Libre d'un billet revenant sur notre soutien présumé à la candidature de Jacques Chaussat.

Publié dans politique locale

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