Sénatoriales : pour la droite c'est un fauteuil pour deux ou pour trois

Publié le par LC - AA

Pour la droite, ces élections cantonales auront aussi un enjeux national, avec le risque de basculement à gauche de la majorité sénatoriale.

 

Pour l'instant, l'UMP dispose de deux sénateurs sortants, Philippe Dallier (auparavant apparenté UMP mais qui aurait repris sa carte UMP) et Christian Demuynck.

 

senat.jpgLes sénateurs sont élus au suffrage universel indirect à partir d'un collège électoral de grands électeurs. Ce collège électoral est composé à 95 %  de représentants des communes, maires, maires-adjoints, conseillers municipaux et délégués des conseils municipaux dans les communes importantes et à 5 % du collège électoral des conseillers généraux, les conseillers régionaux et les députés.

D'après certains calculs, sur les 2080 grands électeurs du département, le total droite se situe à 640, le total gauche à 850. En Seine Saint denis, on estime qu'un siège pèse 350 voix. Lors des dernières élections, avec la perte des villes d'Aulnay-sous-Bois et Villepinte, l’UMP a perdu 100 grands électeurs, la gauche en a gagné 230. Avec sa victoire à Noisy-le-Sec, le Nouveau Centre peut compter sur 200 voix, voire plus s'il rallie les 20 voix du Modem.

 

La partie est rendue d'autant plus difficile que désormais, les deux sortants doivent composer avec les règles de parité qui oblige d'avoir une femme en première ou deuxième position. Cela aurait pour effet d'éliminer un des deux sénateurs sortants. Une liste dissidente UMP permettrait à messieurs Dallier et Demuynck de figurer tous les deux en tête de liste, mais cette dispersion des voix ne constitue pas une certitude. D'autant plus qu'il leur faudra composer avec une éventuelle candidatue du Nouveau Centre. Forte de sa victoire aux municipales de Noisy-le-Sec, la formation peut compter sur 200 voix, voire plus s'il rallie les 20 voix du Modem.

 

Christian Demuynck a été un temps pressenti pour intégrer le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA), mais Nicolas Sarkozy qui pilote l'opération "Sauvons la droite sénatoriale" lui a préferré le senateur sénateur des Yvelines Nicolas About.

 

Il reste encore des certitudes à gauche. Alors que PS et EELV ont fait liste commune, on ne connaît pas encore Patrick Braouezec et ses amis, qui ont quitté le PCF.

 

Pour la droite, les incertitudes demeurent ainsi que la possibilité de ne plus avoir de sénateur UMP dans le département.

 

La seule certitude est que plus forte sera la victoire à gauche lors de ces élections cantonales, plus réelle sera la perspective d'enfin faire basculer le Sénat à gauche.

 

Notre pays serait alors dans un système de cohabitation inédite où l’opposition sénatoriale se substituerait à l’opposition de l’Assemblée Nationale et faute d’adversaire institutionnel (ne pouvant censurer le gouvernement), le Sénat affronterait alors le président de la République, d’autant plus facilement que le président du Sénat devient le second personnage de l’Etat et potentiellement un président par intérim.

 

Source : Public Sénat

Publié dans Cantonales 2011

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