Rythmes scolaires : le coup de force de M. Beschizza

Publié le par Laurent Comparot

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Lors du conseil municipal du 30 avril prochain, le nouveau maire d'Aulnay-sous-Bois, Bruno Beschizza devrait faire voter sa majorité une délibération lui accordant mandat pour renégocier les conditions de l'application du décret sur les rythmes scolaires. 


" Monsieur le Maire propose à l’assemblée délibérante de décider de 

lui accorder mandat pour mener toutes les actions utiles afin d’amener une 

révision des termes du décret du 24 janvier 2013 relatif à l’organisation des 

rythmes scolaires."

 

Dans la même délibération (n°31), il annonce clairement son intention de différer (comprendre ne pas appliquer à la rentrée 2014) la réforme.

 

" Monsieur le Maire propose à l’assemblée délibérante de maintenir 

les jours et les horaires actuels de scolarité sur la ville. "

 

Toujours prompt à clamer à tout va qu'il est à l'écoute de la population, Monsieur Beschizza devra nous expliquer sur quoi il base la légitimité de cette décision. A ce jour, il n'a pas consulté ni les parents d'élèves, ni les enseignants sur le sujet et on doute que les brèves de comptoir ou les discussions sur un coin de trottoir fassent autorité dans le domaine de l'éducation.

 

Les raisons sont sûrement à rechercher ailleurs et on ne peut que formuler les hypothèses suivantes :

 

1- Cette décision lui permet à Bruno Beschizza d'économiser et de boucler son budget.

2- En refusant d'appliquer la réforme, Bruno Beschizza évite les éventuels ratés d'une difficile et délicate mise en place.

3- Mais surtout, Bruno Beschizza veut faire un coup politique en s'attaquant au gourvernement socialiste dans la droite ligne de la doctrine droitière de son mentor Jean-François Copé.

 

On ne peut que regretter une telle décision hâtive, autoritaire et dogmatique de ne pas appliquer le droit.

Cette décision prive ainsi des milliers d'écoliers aulnaysiens des bénéfices pourtant essentiels de la réforme des rythmes scolaires.


Publié dans politique locale

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nvju 25/05/2014 18:32


ailleurs


Deuxième phase de dégradation de la semaine scolaire


 


On a fait les rythmes scolaires pour alléger la journée de l'élève.


On a donc sacrifié la pause en milieu de semaine, le mercredi matin.


Un an après, on tasse la journée de l'élève. Il n'y a plus classe le mardi après-midi.


C'est le pousse toi que je m'y mette.


 


Inversion des principes:


 


Les activités péri-scolaires devaient s'adapter au temps d'apprentissage scolaire, or c'est le temps scolaire qui s'adapte aux activités péri-scolaires.


 


Non aux nouveaux rythmes scolaires.


Retour à la semaine de quatre jours.




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JLKJLKARKIDES@YAHOO.FR 30/04/2014 11:48


Encore responsable s'il vous plait ;)


Mais surtout libre dans notre association de parler sans à priori sur ce que nous trouvons bon pour nos enfants.


Il est vrai que dans certaines villes la mise en place des rythmes scolaires façon PEILLON fut ue réussite.


Là où une véritable concertation a eu lieu,là où les finances permettaient de faire un vrai plus autour de l'enfant.


Ces conditions n'étaient pas au rendez vous à Aulnay tant budgétairement qu'éducativement par manque de formations des animateurs.


Et c'est un bien que nous puissions nous donner les moyens de faire une refonte des rythmes vraiment pour l'enfant.


Le problème c'est que si l'ancienne majorité était trop rapide et pas assez à l'écoute des parents et enseignants,la nouvelle se donnera t'elle les moyens et aura t'elle la volonté de faire
quelquechose?

Le Cam 30/04/2014 10:30


En 2008, le gouvernement de droite a decide sans aucune concertation et sans prendre en compte l'interet de l'enfant de supprimer l' école le samedi matin.Un enfant est bien plus receptif aux
apprentissages le matin. A Aulnay, 4000 familes ont repondu au questionnaire concernant lee rythmes scolaires et ont choisi le mercredi matin. De nombreuses rencontres avec les parents et les
enseignants ont abouti a la mise en place d'un comite de pilotage qui se reunissait regulierement et travaillait avec beaucoup de serieux et d'enthousiasme. Comment du jour au lendemain, peut on
prendre une telle decision sans avoir meme rencontre ce comite de pilotage qui s'est tellement investi. Que fait on de l'interet de l'enfant?

JEAN LOUIS KARKIDES 29/04/2014 16:26


En effet,il est désolant de voir la droite faire choux gras d'une erreur d'un ministre.


Parce qu'il faut être lucide,cette réforme faite à la va-vite,sans financement,sans réelle concertation est un échec.


Je connais bien les enseignants et les parents de cette ville et bon nombre voyait d'un mauvais oeil l'année 2014-2015.


Encore une fois,il serait bon d'attendre pour critiquer cette majorité.


Mais je comprends que cela soit dur pour l'ancienne majorité actuellement car tout ce qui est critiquable,c'est une certaine continuité des actions et méthodes de l'ancienne majorité.

LC 30/04/2014 10:04



C'est assez choquant d'entendre un ancien responsable de la FCPE dire que donner plus de moyens financiers et humains en faveur des élèves soit une mauvaise chose.


Même si elle est difficile à mettre en oeuvre ce qui a nécessité le report à la rentrée 2014 afin de prendre en compte les modes d'application du décret et consulter la communauté éducative.
L'objectif était bien de mettre en avant les intérêts des enfants et assurer la gratuité des activités périscolaires.


Le principe de la réforme est d'ailleurs suivie et approuvée par l'Observatoire des Rythmes et des Temps de vie des Enfants et des Jeunes (ORTEJ) dont la FCPE est membre fondatrice.