Rythmes scolaires : colère et sentiment de trahison pour les parents d'élèves

Publié le par Laurent Comparot

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Il faut bien avoir le culot d'un élu municipal de l'UMP pour déclarer que cette rentrée scolaire s'est passé au mieux sur l'ensemble de la ville et ce quelques minutes après l'heure effective de la rentrée des élèves aulnaysiens. 

Il s'agit sans nul doute une sorte de méthode Coué en diapason avec la propagande municipale qui nous distille une situation idyllique voir sirupeuse. Mais la réalité est tout autre. 

Visiblement, cet élu ne s'est pas rendu au bon endroit car à la porte de nombreuses écoles l'atmosphère était à la colère et à l'incompréhension.

 

Spontanément les parents ont fait état de leur colère quant à cette décision imposée unilatéralement fin juin par Bruno Beschizza. Pourtant, ils s'étaient majoritairement et démocratiquement prononcés pour le samedi. Mais le premier élu après avoir tenté de jouer politiquement les matamores en laissant entendre qu'il ne mettrait pas en application la loi sur notre ville, a été contraint par le préfet de Seine-Saint-Denis de le faire. Hélas, cette application s'est faite dans la précipitation et contre les voeux des parents d'élèves.

 

Pour de nombreux parents, cela perturbe à la marge l'organisation de leur vie familiale. Pour d'autres, il s'agit d'une véritable catastrophe comme ce témoignage spontanément recueilli sur Aulnay Autrement :

 

" Parent d'une fille faisant sa rentrée en CP (école le bourg), et habitant dans le 92, c'est avec consternation que je viens d'appendre cette ouverture des écoles de samedi. Ma fille avait pris son rythme avec ses parents séparés.

Aussi, je vais écrire au Maire pour lui indiquer sa position vis-à-vis des 30-40% de couples séparées dont parfois un des deux parents vit hors d'Aulnay. Dans mon cas dans le respect des décisions du juge des affaires familiales :

- soit faire lever ma fille le samedi à 6h30 après s'être levée du lundi au vendredi cad 3h de transport supplémentaires (2*1h30 en plus le samedi comme le vendredi et le dimanche)

- soit la descolariser le samedi en espérant avoir des indications de l'institutrice sur des exercices à traiter

- soit faire une demande sur Sevran ".

 

Cette décision est aussi difficile pour les parents qui avaient pris leurs dispositions au niveau professionnel  afin d'anticiper le jour du mercredi travaillé.

Pour les personnels mobilisés, la situation est aussi difficile et le décision unilatérale de monsieur Beschizza est un véritable casse-tête. A titre d'exemple, un enseignant d'une école de la ville pourtant attaché à son école a émis le voeux de demander sa mutation sur une autre ville du département afin de pouvoir s'occuper de ses enfants.

 

Les élus municipaux tentent de relativiser la grogne en la faisant passer pour une manoeuvre de l'opposition. Pourtant en cette rentrée, elle est bien spontanée et de grande ampleur. A  la centaine de parents inquiets qui s'étaient manifestés lors du conseil municipal du 25 juin sous bonne garde policière, le mouvement prend désormais de l'ampleur, une colère qui monte accompagné de ce sentiment de trahison pour ces très nombreux parents qui avaient placé beaucoup d'espoir en Bruno Beschizza.

 

A ce sentiment de trahison, s'ajoutent de vives inquiétudes quant à l'organisation mise en place. Au delà des incontournables couacs de la rentrée, de graves difficultés sont apparues comme le manque criant d'encadrants dans de nombreuses écoles qui résulte de la mise en place tardive et à bas coûts de la réforme par l'équipe municipale.

 

Nous espérons que les ajustements nécessaires seront effectués par les services de la ville et que le maire et ses élus prendront enfin en compte l'avis des parents d'élèves et le bien-être des enfants.

Publié dans éducation - formation

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