Réinvesti, Gaudron le député modèle du Sarkozisme

Publié le par Laurent Comparot

C'est une investiture à la députation peu commentée mais elle est plus que symbolique. Et pourtant...

 

Gaudron.jpgGérard Gaudron, le député sortant, élu en 2007 grâce à la déferlante médiatique du Sarkozisme triomphant a été réinvesti par le parti du candidat-président Nicolas Sarkozy.

 

Certes, il s'agit d'une nouvelle et encore inespérée consécration pour l'édile aulnaysien mais aussi plus sûrement dans la culture de ce parti où on pratique "le centralisme démocratique" à l'excès, une juste récompense pour ses bons et loyaux services.

 

Le député Gaudron ne s'est jamais distingué pour des prises de position audacieuses ou divergentes avec la ligne présidentielle. En bon petit soldat du Sarkozisme, il a voté sans hésitation, ni état d'âme toutes les lois proposées par le gouvernement qu'elles étaient bonnes ou infâmes (eh oui, il y a aussi eu des lois indignes de la République !).

 

En cela, il a fait de son mandat de député l'exacte réplique de cinq années de gouvernement par Nicolas Sarkozy : politique fiscale uniquement en faveur d'une très petite minorité de contribuables déjà très aisés, laxisme fiscal, explosion de la dette publique, déficits bubgétaires croisants et incontrôlés, réductions drastiques des effectifs d'enseignants mais aussi de policiers et de gendarmes, désindustrialisation à marche forcée et absence de politique industrielle, fragilisation du tissus des PME, et des TPE, effondrement du pouvoir d'achat, lois liberticides ou discriminatoires, ...

  

A l'image de ce candidat-président prisonnier d'une perpétuelle et vaine recherche de la posture présidentielle, il devra aussi et enfin assumer auprès de ses électeurs les affres économiques, sociaux, politiques et même sécuritaires de ce quinquennat et même de cette décennie perdue pour la France.

 

Il aurait été bien que cela soit fait au travers de débats et de restitutions démocratiques auprès de ses administrés mais cela n'a hélas pas été le cas.

 

Face à ce bilan catatrophique et cette absence de restitution démocratique, les électeurs d'Aulnay-sous-Bois, Bondy et des Pavillons-sous-Bois n'auront d'autre solution que celle de la sanction dans les urnes.

Publié dans politique nationale

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