Réforme de l'éducation prioritaire, Daniel Goldberg s'explique

Publié le par Aulnay Autrement

DanielGoldbergDaniel Goldberg, le député d'Aulnay-sous-Bois-Bondy-Les Pavillons-sous-Bois revient sur la réforme des zones d'éducation prioritaire et son action en faveur de la réussite des élèves de la Seine-Saint-Denis et tout particulièrement d'Aulnay-sous-Bois.

 

 

Education prioritaire : une réforme juste qui doit être utile à la réussite de tous les enfants

Depuis plusieurs semaines, une mobilisation a lieu dans plusieurs collèges d’Aulnay-sous-Bois concernant la réforme de l’éducation prioritaire. Elle est légitime tant la réussite de tous en Seine-Saint-Denis est un objectif essentiel. C’est d’ailleurs le sens de cette réforme, afin d’aider efficacement les enfants, notamment dans les quartiers les plus fragiles. Or, l’éducation prioritaire n’avait fait l’objet d’aucune refonte globale depuis longtemps et, de fait, avait perdu de son efficacité, notamment par un zonage et des moyens inadaptés.

La réforme en cours permettra dans les nouveaux réseaux de réengager la scolarisation des enfants de moins de trois ans abandonnée pendant les années Sarkozy, de mettre en place dans les écoles élémentaires des dispositifs « plus de maîtres que de classes« pour permettre le travail en petits groupes, engager un accompagnement continu des collégiens de 6ème jusqu’à la fin des cours, lutter plus efficacement contre le décrochage scolaire, recruter 500 assistants de prévention et sécurité supplémentaires pour améliorer le climat dans les établissements.

Cette réforme est financée par 350 millions d’euros supplémentaires dans le budget de l’Éducation nationale. Mais cette réforme nécessite aussi de revoir la carte des établissements qui sont classés en éducation prioritaire, en fonction d’indicateurs sociaux transparents (catégorie socioprofessionnelle des parents, pourcentage d’élèves boursiers, pourcentage d’élèves résidents en zone urbaine sensible, pourcentage d’élèves en retard à l’entrée de la 6ème). Ainsi, dans le département, nous passons de 62 à 78 collèges relevant de l’éducation prioritaire, dont 27 au lieu de 17 de mesures renforcées (REP +).

Alors qu’ils en étaient exclus précédemment, de nouveaux établissements bénéficieront de ces dispositions comme les collèges Pierre Brossolette, Henri Sellier et Jean Renoir à Bondy.

A Aulnay-sous-Bois, les collèges Claude Debussy et Pablo Neruda bénéficieront des dispositifs REP+. C’est une avancée importante car, dans ces établissements, les enseignants pourront notamment consacrer 1,5 heure par semaine de leur service à des projets et du travail en équipe.

Il est proposé que les collèges Christine de Pisan et Victor Hugo soient classés REP. Il n’y aurait donc aucune perte de moyens dans ces établissements, ni dans les écoles élémentaires qui en dépendent. Néanmoins, et après avoir échangé à plusieurs reprises avec des enseignants et des parents de ces établissements, je soutiens leur demande de classement en REP + et je l’ai indiqué à Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Éducation nationale. En effet, la réforme devant ce faire sur la base des indicateurs sociaux rappelés cidessus et ceux-ci montrant que les collèges concernés (Claude Debussy, Pablo Neruda, Christine De Pisan et Victor Hugo) sont très proches dans leurs caractéristiques, il n’est pas justifié de différencier leur classement.

Concernant le collège Gérard Philippe, il est proposé qu’il sorte de la labellisation « éducation prioritaire », les indicateurs sociaux étant très différents des collèges précédents. La question est donc d’obtenir que le soutien aux équipes éducatives qui a permis d’en faire un lieu de réussite reconnu par tous puisse continuer dans de bonnes conditions. 

C’est le sens de l’échange que j’ai eu avec la Ministre. Je lui ai demandé des engagements fermes à ce propos.

Vous trouverez ci-dessous sa réponse écrite. Elle rappelle que dorénavant les moyens des établissements, au-delà du seul classement, seront attribués sur la base d’une allocation progressive correspondant à la réalité de leurs besoins. Et bien évidemment, un collège en Seine-Saint-Denis, même s’il n’est pas reconnu « Éducation prioritaire », n’est pas dans la même situation que certains situés dans l’ouest parisien. Par ailleurs, elle propose qu’une convention académique de réussite éducative soit élaborée entre l’établissement et l’académie décrivant sur plusieurs années les moyens permettant de donner les meilleures chances de réussite aux élèves.

L’École doit être un lieu d’apaisement et non de confrontation. L’École doit être soutenue dans ses moyens : ce n’était pas le choix des années Sarkozy où 80 000 postes d’enseignants ont été détruits et leur formation supprimée. Nous en recruterons 50 000 en 5 ans avec des dispositifs particuliers pour la Seine-Saint-Denis. Nous avons inauguré 12 nouveaux collèges à cette rentrée (dont Simone Veil à Aulnay-sous-Bois, Pierre Curie à Bondy et Anatole France aux Pavillons-sous-Bois) et que le collège Christine De Pisan sera entièrement reconstruit d’ici quelques années, du fait de ses dysfonctionnements.

A Aulnay-sous-Bois comme dans tout le pays, l’UMP nie ces faits et refuse d’assumer ses responsabilités. Nous continuerons de nous mobiliser plutôt que de chercher de vaines polémiques néfastes aux intérêts des enfants et de leurs familles.

2014-12-13 112727

2014-12-13_112827.jpeg

 

Publié dans éducation - formation

Commenter cet article

JEAN LOUIS KARKIDES 17/12/2014 18:01


C'est grâce au classement ZEP devenu REP que le collège Gérard Phillipe a remonté le niveau de ses élèves.


C'est à cause de ce meilleur niveau qu'il perd son classement REP.


C'est à cause de cette perte que le niveau retombera.


C'est à cause de cette prochaine baisse que plus tard,on redonnera des moyens supplémentaires à ce collège.


C'est à cause de ces moyens supplémentaires que les niveaus remonteront.


C'est.............

LC 18/12/2014 10:18



On est d'accord d'ailleurs dans un monde idéal, on ne fera que des classes de 16 élèves...