Les sacrifiés du second tour

Publié le par Laurent Comparot

2014-02-13_165430.jpeg

 

Le drame des élections, c'est qu'il a toujours plus de candidats que d'élus. Ces élections municipales ne dérogent pas à cette règle y compris pour les fameux et improbables recrues du mercato d'hiver auquel ont activement participé Alain Amédro, Bruno Beschizza et Jacques Chaussat, le désormais fameux Trio ABC.

Bref pour ratisser large le trio ABC n'a pas lésiné sur les promesses, comprendre des places sur les listes et des largesses pour plus tard. Or, plus on s'approche de la finale, le second tour, moins il y a de postes disponibles. Si on résume bien, on a de moins en moins de places pour de plus en plus de monde. Au final, soit on ne garde plus que les recrues extérieures mais cela c'est difficile à expliquer aux camarades ou compagnons, soit on est obligé de virer les invités malgré les bonnes promesses.

 

A droite, les recrutements iconoclastes sont légions. D'un côté, Bruno Beschizza, le sarkozyste de choc qui veut absolument faire oublier qu'il était un des artisans du nettoyage au Kärcher de notre département et donc doit ouvrir vers le centre. De l'autre, Jacques Chaussat, l'ancien premier adjoint de Gérard Gaudron qui essaye de rayonner au-delà de 500 mètres autour de l'avenue de Nonneville et doit donc absolument recruter sur la nord de la ville.

Le vrai ennui, c'est que pour cela, ils ont recruté à tout va à cette fin pour au moins faire illusion au premier tour avant de s'entendre au second tour. Et l'autre problème, c'est que les peoples, les guest-stars et autres mercenaires ne sont pas venus sans promesses. Pourtant, il va bien falloir faire du ménage, ne serait-ce que pour fusionner.

Lors de la fusion Beschizza-Chaussat, ils vont donc commencer par les personnages passés du centre droite à la droite ou inversement car franchement, ils n'inspirent pas la confiance.

Ils devront surtout faire passer à la trappe les personnalités incompatibles. En tête de liste, Abdallah Benjana et Fouad Guendouz dont Bruno Beschizza ne voudra pas s'embarrasser car il dispose de ses propres réseaux. Suivra Stéphane Fleury qui suite à ses écrits louant Alain Soral est trop marqué à droite de la droite et qui paiera par ailleurs sa polémique sur l'âge réel de Jacques Chaussat. Autre individu sur la sellette, Benjamin Giami dont l'implantation dans le sud et les manipulations autour du projet Croix Blanche ont fait de l'ombre à Jacques Chaussat en plein cœur de son fief électoral et dont l'ambition exaspère même ses plus proches compagnons de route.

D'autres personnalités verront sans doute leur nom escamoté au second tour et ce malgré les promesses et les assurances de nos bons candidats de droite.

 

Ailleurs, au sein de l'autre liste qui n'est pas à gauche comme tient à la préciser Alain Amédro, il y aura aussi des déçus. En effet, il semble qu'à part une petite poignée de zélés adorateurs d'Amédro, peu de colistiers ont vraiment saisi que la tête de liste refuse tant le désistement réciproque que la fusion pour le second tour. A ce sujet, la loi est claire. La tête de liste décide, les colistiers suivront malgré eux. Ils seront donc les otages d'Alain Amédro, sacrifiés pour de simples questions d'égo.

 

Voilà ce qui attend les colistiers du trio ABC, Amédro-Beschizza-Chaussat.

Publié dans Municipales 2014

Commenter cet article

Catherine Medioni 24/03/2014 12:16


Je vous remercie Laurent Comparot de votre réponse que je respecte, et de ne pas avoir censuré mon commentaire. Sachez que mon coeur est vraiment à gauche, mais que mon éthique ne me permet pas
de cautionner les agissements inadmissibles d'un seul homme qui par ses comportements à fait un grand tort à la gauche sur Aulnay ! la Gauche devra se reconstruire, mais avec un homme intègre et
une gouvernance irréprochable ! Peut-être nous retrouverons nous  en accord sur les prochaines élections, pour défendre une gauche impartiale et juste, humaniste et fraternelle, écologique
aussi, représentée cette fois par un homme qui saura incarner toutes les valeurs de probité et de transparence que les citoyens sont tous en droit d'attendre de leurs élus.

LC 25/03/2014 11:44



Alain Amédro ne sera pas l'homme providentiel seulement un individu qui abdique en faveur de Bruno Beschizza pour lequel on ne peut nourrir que des craintes pour notre ville et sa population.



Catherine Medioni 21/03/2014 23:59


Cet article est mensonger, irrespecteux et dégoulinant de méchanceté ne reposant que sur des allégations plus que douteuses ! Comment le parti socialiste peut-il avoir un minimum de crédibilité
en tenant des propos aussi venimeux et parfois même carrément diffamatoires ? le procédé est tellement convenu et ridicule qu'il aura peine à convaincre les Aulnaysiens avisés de voter Segura !


Alain Amédro est un homme intègre et humaniste qui ne cherche pas à valoriser son égo, mais qui a réellement à coeur de servir les aulnaysiens en ne cumulant pas les mandats, et à garantir la
transparence et la justice des actions municipales, en ayant signé préalablement à tout mandat de maire, la charte anti-corruption.


Jacques Chaussat a su tirer bien des lecons de son expérience d'adjoint aux différents maires précédents, pour apporter des réponses et des solutions aux préoccupations des aulnaysiens.
Totalement disponible pour exercer pleinement cet éventuel mandat, du fait qu'il est à la retraite et encore tout à fait en pleine possession de ses moyens, son attachement à la ville assurera le
meilleur service possible aux Aulnaysiens.


Bruno Beschizza quant à lui, s'est installé à Aulnay avec toute sa famille, pour apporter l'énergie et l'enthousiasme de la jeunesse, et représenter l'électorat UMP de la ville. Bien qu'il soit
surnommé " le parachuté " par nombre de ses détracteurs, cela ne démontre pas pour autant qu'il sera un mauvais citoyen ou un élu incapable !


Il est à noter d'ailleurs que contrairement à tous ceux qui soutiennent le maire sortant et qui le font de la manière la moins noble et la moins fair play qui soit, ces candidats se font
remarquer par l'absence de remarques désobligeantes visant à ridiculiser publiquement leurs adversaires politiques ! On eût par conséquent hautement apprécié  que Gérard Segura et surtout
ses fervents soutiens fîssent de même pour élever le débat à un niveau supérieur à celui d'une cour de récréation...

Laurent Comparot 24/03/2014 09:42



Des propos que je ne puis partager.