Le poète aulnaysien Serge Wellens est mort

Publié le par Stéphane Legrand

wellens.jpgLe poète Serge Wellens est mort dimanche 31 janvier à La Rochelle, à l'âge de 82 ans. Il était né le 11 août 1927 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) de parents artistes de cirque. Autodidacte, il dédie ses premiers vers d'adolescent à Charles Trenet, qui le reçoit dans sa loge de l'ABC. Commis, représentant d'édition, libraire à Aulnay puis à Belleville, Serge Wellens était proche de ce que l'on appela l'école de Rochefort, et qui était davantage un groupe d'amis - autour notamment de René-Guy Cadou, Marcel Béalu, Michel Manoll, Luc Bérimont... - qui se retrouvaient chaque mercredi soir au restaurant parisien La Coupole. Mais c'est surtout sa rencontre avec Jean Rousselot qui sera déterminante. Grâce à lui, il publie dans les Cahiers de Rochefort. Au début des années 1980, il se convertit au catholicisme et publie La Pâque dispersée (1981). Il ouvre alors, avec son épouse, une librairie d'actualité religieuse à La Rochelle, à l'enseigne du Puits de Jacob. En 1997, il rassemble ses poèmes des années 1952-1992 sous le titre La Concordance des temps, aux éditions Folle Avoine, en Bretagne. Dans la même maison, en 2001, paraît son recueil Les mots sont des chiens d'aveugle. Dans la poésie de Wellens, souligne Robert Sabatier, "la spiritualité hausse le quotidien vers l'universel". Proche de Francis Jammes et de Max Jacob, Wellens, écrivait Rousselot, "sait nous persuader que le monde n'est pas notre ennemi, qu'il n'est pas non plus notre esclave".

Patrick Kéchichian, publié dans Le Monde

Et aussi l'hommage de Bernard Mazo sur le site de la Revue Texture

Bibliographie

Poésie
J’écris pour te donner de mes nouvelles, Cahiers de Rochefort, 1952.
A la mémoire des vivants, avec une lithographie de Guy Robin, Cahiers de Rochefort, Collection « Fronton », 1955.
Marguerite, Cahiers de l’Orphéon, 1957.
Les Dieux existent, préface de Jean Rousselot, avec une sérigraphie de Guy Robin, Millas-Martin, Collection « Iô », 1965.
Méduses, avec vingt dessins de Jean Cuillerat. Millas-Martin, Collection « Iô » 3, 1967.
Santé des ruines, avec une sérigraphie de Louis Charlet, Librairie Saint-Germain-des-Prés, 1972.
La Pâque dispersée, L’Arbre, Jean Le Mauve, 1981.
La Concordance des temps, avec une lithographie de Roger Toulouse, Folle Avoine, 1986.
Les Résidents, avec un dessin de Geneviève Lechantre, Folle Avoine, 1990.
La Concordance des temps, avec une vignette de René-Claude. Cette anthologie qui reprend le titre du recueil paru en 1986, rassemble des poèmes parus entre 1952 et 1992. Folle Avoine, 1997.
Les Mots sont des chiens d’aveugle, avec une vignette de René-Claude. Folle Avoine, 1997.
Le Rire des tourterelles, avec un dessin de René-Claude. La Porte, 2001.
Il m’arrive d’oublier que je perds la mémoire, Folle Avoine, 2006.

Essais
Rutebeuf, présentation, choix de poèmes, traduction. Librairie Saint-Germain-des-Prés, Collection « Poésie 1 », 1969.
Entretiens avec l’Abbé Coutant, Etre et connaître, 2000

Souvenirs
Ni le jardin de son éclat, Numéro spécial de la revue Noah, 1986.

Disque
Des commencements qui n’ont jamais de fins, 50 poèmes dits par l’auteur avec ponctuation musicale d’Emmad. Editions Rumeur des Âges, 2000.

Additif du 6 Février 2010 : à l'occasion du 12e Printemps des poètes, l'Association des Amis d'André Laude rendront hommage à Serge Wellens le 13 mars prochain. Serge Wellens entre autres avait contribué à l'édition de l'oeuvre poétique d'André Laude avec lequel il entretenait des relations. Nous reviendrons bien sûr sur cette manifestation.

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