Cacher ces aulnaysiens qu'on ne saurait entendre...

Publié le par Laurent Comparot

Depuis 24 heures, si on s'en tient aux rumeurs de la blogosphère, la ville se prépare à une véritable guerre civile. A quoi tient cette atmosphère soudain devenue insurrectionnelle ?

A ce que le même jour, à la même heure et au même endroit deux  manifestations se rassemblent.

 

A la manifestation d'un collectif associatif répond une manifestation de citoyens et de partis politiques soucieux d'apporter leur soutien à un projet de ville qui tente de gommer les frontières. Une contre-manifestation ? Non, une manifestation pour soutenir un choix de société et de vie.

 

Depuis 24 heures, ce ne sont que cris et frayeurs véhiculés. Certains élus locaux, nos propres élus,  tels des pompiers pyromanes échaffaudent  des scénarii catastrophes imaginant une flambée de violence, déclarant même  vouloir faire appel au préfet pour maintenir l'ordre public. Pourquoi pas la  force armée et l'état de siège ?

 

J'aimerais qu'on m'explique pourquoi certains aulnaysiens ont plus le droit que d'autres de s'exprimer, pourquoi il y aurait d'un côté les visibles et de l'autres des invisibles, des citoyens pacisfistes et de l'autre d'autres assurément fauteurs de troubles...
Il n'y a rien de pire que de se prévaloir du dialogue tout en refusant d'entendre les autres.

 

Et si ce samedi le parvis de l'hôtel-de-ville devenait un lieu de rencontre et d'échange de points de vue de l'ensemble des aulnaysiens, au delà de tous les clivages.

 

Laurent Comparot

Publié dans tribune libre

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Yousri Hidri 06/06/2010 10:21



Franck a tout dit, rien ne vous empechait de manifester a un autre moment, ou de prendre contact avec le collectif greviste, ce genre de manoeuvres douteuses, induit une finalité tout autre que
celle que vous exprimez, et inclut une dimension politique qui laisse dubitatif, quand a ce "contre appel"......


En organisant cette mascarade, le maire cherche encore a noyer le poisson, a ne pas entendre la vox populi, dont il se fout, alors que l'expression de desaccord citoyen est un droit, je me
demande comment reagirait le maire si nous organisisons des "contre reunions publiques dans la meme enceinte que lui, nous laisserait il notre droit a l'expression? deja qu'en temps normal il est
selectif dans ses interlocuteurs et refuse les debats avec certaines personnes, allant jusqu'a les faire passer pour je ne sais quoi, en provoquant, encore et toujour, des confrontations aussi
steriles que sa politique de la ville. des quartiers sont en train d'exploser, y a t il assez de signes avant coureurs, ou faut il , comme a Sevran, un denouement tragique pour les faire
reagir(sic).


Et comme toujours ce n'est pas lui se defend, mais envoie toujours les autres au "charbon".......


 



frank cannarozzo 03/06/2010 07:50



pourquoi croyez-vous qu'on autorise jamais nul part de deux manifestations opposées en même temps au même endroit ? vous connaissez la dynamique de groupe qui veut qu'un esprit "chaud" induise un
groupe "chaud" ? vous garantissez sous votre responsabilité qu'il n'y en aura aucun pour jouer de la provocation ?


Cher Laurent, vous vivez dans l'illusion, c'est bien mais la réalité  n'est parfois celle à la quelle vous rêvez et ne pas en tenir compte c'est assurémment aller dans le mur.


vous voulez manifester pour un autre projet ? je vous propose : le samedi suivant avec tous ceux que vous voudrez. je n'aurais rien à y redire. et même plus je viendrai seul pour un débat de fond
avec vous devant les manifestants si vous le souhaitez.


un dialogue entre plusieurs centaines de personnes en même temps c'est un leurre vous le savez....


 


en espérant vraiment être publié au nom du dialogue que vous prônez.