Recrutement des animateurs, Bruno Beschizza veut-il mettre en cause les services de la ville ?

Publié le par Laurent Comparot

Suite aux deniers rebondissements judiciaires liés aux attentats qui ont ensanglanté notre pays, notre très médiatique maire d'Aulnay-sous-Bois se répand dans les médias et s'interroge sur les recrutements de la ville. Ainsi dans Le Figaro, il s'interroge publiquement : « Comment et par qui ont-ils été interrogés ? ».

Plus fort dans l'exercice de l'autopromotion que dans la conduite effective des affaires de notre ville, tâche pour laquelle il est pourtant indemnisé, monsieur Beschizza semble tout à fait ignorant des modes de recrutement des employés de la ville, et en particulier des animateurs pour la jeunesse. Si au lieu de passer le plus clair de son temps sur les plateaux de télévision, il était effectivement sur son lieu de travail, donc dans son bureau de l'hôtel de ville, il lui aurait suffi de décrocher son téléphone et d'interroger les services des ressources humaines.

 

Dans les faits, les animateurs travaillant pour le public des jeunes sont recrutés par la ville d'Aulnay-sous-Bois sous la tutelle et le contrôle du Ministère de la Jeunesse et des Sports. Outre les services concernés, les dossiers sont traités selon une procédure de recrutement, passent par le direction des ressources humaines avant d'être validés par le maire comme pour tout acte concernant une administration municipale. Enfin, l'administration a accès au bulletin n°2 du casier judiciaire qui comporte l'ensemble des condamnations et des décisions portées au casier judiciaire à l'exception notamment des condamnations prononcées à l'encontre des mineurs (jusqu'à deux mois d'emprisonnement), des décisions étrangères, des contraventions, et des condamnations avec sursis lorsque le délai d'épreuve a expiré. Les infractions sexuelles ou violentes figurent dans ce bulletin n°2. Seules les autorités judiciaires et les greffes pénitentiaires ont accès au bulletin n°1 qui comporte lui l'ensemble des condamnations et des décisions portées au casier judiciaire.

Sont donc exclus du bulletin n°2, les affaires qui non pas fait l'objet de condamnation y compris la notification d'une mise en examen ou encore une incarcération préventive, la constitution garantissant la présomption d'innocence.

 

Si Monsieur Bruno Bechizza veut vraiment connaître les circonstances du recrutement des deux personnes mises en cause, il lui suffit de diligenter une enquête administrative interne comme l'autorise et la loi et sa fonction. Cette enquête administrative dont il peut rendre public les conclusions est la seule à même de vérifier le respect des procédures et d'éventuellement faire de recommandations afin d'améliorer les procédures actuelles.

Mais non, monsieur Beschizza préfère s'épancher dans les médias et de fait jeter l'opprobre sur les services municipaux qui auraient dû prévoir ce que ni les services judiciaires, ni la prestigieuse DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure) n'ont pu déceler malgré leurs moyens considérables.

 

On remarquera par ailleurs que les enquêteurs de la police et de sûreté intérieure se désintéressent de cet aspect des parcours des deux frères, aucune investigation semblant être menée à cette heure autour de leur travail au sein de la collectivité publique.

 

Encore une fois, Bruno Beschizza, à l'approche des élections départementales et avec la complicité des blogs Aulnay Libre et Aulnay Cap semble vouloir instrumentaliser ce terrible drame pour des fins électorales. 

Pourtant, ce n'est ni la polémique, ni la mise en cause des services des services municipaux qui intéressent les aulnaysiens mais bien la vérité.

Publié dans politique locale

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