Site PSA : une plateforme logistique Carrefour s'installe presque en catamini

Publié le par Laurent Comparot

Site PSA : une plateforme logistique Carrefour s'installe presque en catamini

C'est par un article du Parisien que Guy Challier a appris qu'une enquête publique était lancée suite au projet d'installation d'une plateforme logistique du Groupe Carrefour sur le site de l'ancienne usine automobile de PSA. Sur Twitter, le conseiller municipal d'opposition qui préside le groupe des élus socialistes et républicains s'émeut d'avoir ainsi appris l'existence du projet et le lancement de l'enquête publique par la presse alors que le projet n'a même pas fait l'objet d'une présentation en conseil municipal. Par ailleurs, il n'y a à priori aucune réunion publique organisée à l'intention de la population et des associations locales prévue pour la présentation du projet.

Pourtant, le projet n'est pas de faible taille car il s'agit bien d'un entrepôt de plus de 60.000 m2 (soit plus de 6 hectares) implanté sur une parcelle d'une superficie de 16 hectares.

Même si le développement de l'activité économique - jusqu'à présent bien négligé par le maire actuel - est une bonne nouvelle, le projet choisi pose questions.

En premier lieu, c'est un projet low cost qui ne répond pas à la nécessité d'implanter sur la ville des entreprises à forte valeur ajoutée et à forte densité d'emplois. Ici, il est choisi d'installer une activité de logistique de répartition employant peu de personnes souvent peu qualifiée sur une très grande superficie. Ce seront au maximum 250 personnes qui travailleront à terme sur ce site de 16 hectares. N'oublions pas que la superficie consacré au développement de l'activité économique sur notre commune est très limitée et doit être optimisée. Est-ce un bon choix ? Pas sûr.

Du point de vue environnemental, le projet n'est aussi pas exempt de critique à commencer par son implantation à quelques dizaines de mètres du parc départemental du Sausset, qui est une une ZNIFF (zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique) de type II, site classé Natura 2000 en 2006. L'étude d'impact du projet paraît peu approfondie au regard de ce site exceptionnel situé sur notre ville, tant au regard de la pollution engendrée par le circulation des poids lourds que par le stockage de produits particulièrement inflammables.

Par ailleurs, le projet actuel repose sur un modèle du tout poids lourds avec une prévision de réception de 230 poids lourds par jour, soit au total 460 circulations par jour. A noter que malgré la présence à proximité d'un faisceau de voies de chemin de fer relié au réseau SNCF en gare du Bourget, il n'a été prévu aucun quai, ni embranchement ferroviaire dans le projet.

 

 

Site PSA : une plateforme logistique Carrefour s'installe presque en catamini

L'ensemble du projet est consultable sur site de l'enquête publique : http://pcprojetandrecitroen.fr/

Nous vous invitons à déposer vos observations avant le 24 mars 2017.

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La préfecture de Police met en garde les lycéens contre le mouvement des blocages

Publié le par Aulnay Autrement

La Préfecture de Police de Paris met en garde les lycéens contre le mouvement de blocage des lycées. Relayé sur les réseaux sociaux sous le hashtag #blocuspourtheo , ce mouvement non encadré n'est pas autorisé. Déjà des dégradations et débordements ont eu lieu sur la place de la République à Paris. A cette heure, le mouvement n'a pas été suivi dans les établissements aulnaysiens.

La préfecture de Police met en garde les lycéens contre le mouvement des blocages

Mise à jour à 14h : Contrairement à ce qu'indique le communiqué de la Préfecture de Police, la simple participation à une manifestation non déclarée ou interdite n'est pas réprimée. Seuls les organisateurs  s’exposent à une peine de six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende selon l'article 431-9 du Code Pénal. En revanche, le fait de continuer volontairement à participer à un attroupement après les sommations est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende selon l’article 431-4.

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Aulnay, Bobigny et si on jouait l'appaisement...

Publié le par Aulnay Autrement

Le dessin de Plantu à la Une du Monde de ce lundi 13 février

Le dessin de Plantu à la Une du Monde de ce lundi 13 février

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"Affaire Théo" : c'est la Justice qui mène l'enquête judiciaire et pas l'IGPN

Publié le par Laurent Comparot

D'après des indiscrétions parues dans la presse, les premières conclusions de l'enquête de l'IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale) s'orientent vers la thèse de " l'opération qui tourne mal ". Cette thèse du service interne d'inspection de la Police Nationale aura sans nul doute du mal à passer dans le population, en particulier à Aulnay-sous-Bois.

Selon l'avocat de Théodore Luhaka, Maître Dupond-Moretti, la juge d'instruction et le parquet ne sont pas sur la même ligne que l'IGPN. Il rappelle que "l’intromission d'un objet dans un sexe ou dans un anus, c’est un viol."  Et ajoute que "sinon, il suffirait aux gens qui se servent d’objets de dire : ‘Il n’y avait aucune intention sexuelle, on voulait seulement des violences’ pour qu’il n’y ait plus personne envoyé devant une cour d’assises".

Me Dupond-Moretti en a profité pour réitérer son appel au calme, rappelant que "tout débordement" nuisait "aux intérêts de Théo et de la justice".

"Affaire Théo" : c'est la Justice qui mène l'enquête judiciaire et pas l'IGPN

De son côté, le député Daniel Goldberg qui suit attentivement l'affaire depuis le début rappelle sur Twitter que " les services de Police doivent réunir les éléments et non déterminer la nature des faits" et ajoute que "C'est le rôle de la justice".

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Communiqué de l'association Aulnay Environnement à propos du projet de piscine municipale

Publié le par Aulnay Autrement

Communiqué de l'association Aulnay Environnement à propos du projet de piscine municipale

Aulnay, le 9 février 2017

Une communication exemplaire !

Le dernier numéro du bulletin municipal d’Aulnay-sous-bois, « Oxygène », mérite une mention spéciale en matière de communication concernant la piscine que les Aulnaysiens attendent depuis la fermeture du stade nautique de Coursaille, il y aura bientôt trois ans.

L’information est si importante qu’elle figure en gras sur la couverture : la nouvelle piscine sera à l’emplacement même de l’ancienne. Soit dit en passant, une décision annoncée lors de vœux du Maire, bien avant que le Conseil Municipal ne l’ait votée, ce qui en dit long sur la démocratie municipale.

Une année a donc été perdue en réflexion sur la localisation. Clairement, lorsqu’on l’interrogeait, le responsable de la société H2O chargée de l’étude du projet poussait vers une implantation sur les terrains PSA, et il n’est pas douteux qu’il rejoignait les vœux du Maire qui a longtemps travaillé sur cette hypothèse.

Les associations avaient soulevé le problème du choix entre réparation et reconstruction après destruction totale, avec un montant qui va du simple au triple. (9 à 32Millions). La priorité était de rester sur le site actuel, c’était le point essentiel pour Aulnay Environnement. Maintenant que le choix est fait, il conviendrait de s’interroger sur l’opportunité de tout détruire.

Or voilà qu’Oxygène apporte un argument de poids contre la destruction de l’ancienne piscine, en affichant en première page une superbe photo de la piscine qu’ont fréquenté les Aulnaysiens. L’élégance et la qualité architecturale du site sautent aux yeux. Le bulletin étant distribué à tous les habitants de la commune, le caractère patrimonial de l’ensemble devient pour tous évident.

En effet, dans le diagnostic du patrimoine de la commune d’Aulnay-sous-bois, réalisé en 2008 par le bureau de l’inventaire du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, on relève précisément comme bâtiment remarquable au titre de l’article L.123.7 du code de l’urbanisme « le stade nautique de Coursaille ».

Il est temps que nos élus prennent conscience que la fierté des Aulnaysiens s’appuie aussi sur la conscience de la valeur de leur patrimoine, en une époque où le nom de la commune est trop souvent lié à de tristes événements.

Malheureusement, il semble que ce soit le cadet de leurs soucis, dans leur acharnement à livrer la ville aux promoteurs pour faire pousser près de la gare (rue Anatole France) et dans le sud les immeubles de luxe. Déjà un ensemble de pavillons jumeaux de la fin du XIXe siècle, dont la valeur patrimoniale a également été indiquée par l’inventaire, a été sacrifié sur les rues Gatouillat et du 14 Juillet. Et que dire du sort dévolu à l’ex-place Camélinat, également repérée d’intérêt patrimonial en raison de son homogénéité, tous les immeubles datant des premières décennies du XXe siècle, qui va être défigurée par un immeuble monstrueux en pierre de taille, sans parler des tilleuls centenaires qui seront abattus.

Notre maire nous promet « du beau et du bon ». Mesdames et Messieurs les élu(e)s, à défaut de prendre le temps de consulter le diagnostic du Conseil Général, posez les yeux sur notre patrimoine architectural : notre ville a déjà sa part de beauté, grâce à des constructions vénérables. Comme l’ex-place Camélinat, le stade de Coursaille mérite qu’on y réfléchisse à deux fois avant d’en détruire la beauté.

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