Encore quelques semaines pour s'opposer en ligne au CDG Express

Publié le par Laurent Comparot

Encore quelques semaines pour s'opposer en ligne au CDG Express

Le CDG Express est de retour. C'est un projet de liaison voyageur directe entre l'aéroport de Roissy et la Gare de l'Est à tarification spéciale donc non utilisable avec les formules de transports publics. Historiquement, ce projet devait voir le jour en 2014 avant que Vinci ne jette l'éponge faute de rentabilité du projet.
1. Une liaison redondante
Aujourd'hui, le projet CDG Express est encore moins rentable avec la perspective de la construction de la ligne 17 du métro du Grand Paris qui reliera aussi Paris intramuros avec l'aéroport de Roissy. Donc à terme, l'aéroport de Roissy disposera de trois liaisons ferroviaires avec la capitale, sans aucun doute un record mondial !
2. Une liaison faite au détriment des liaisons existantes
De plus, la circulation des rames du CDG Express occupera des sillons ferroviaires essentiels à l'amélioration de la ligne du RER B, mais aussi de la ligne K du Transilien amenée à se développer ainsi que de la ligne 6 du TER Picardie. Cet axe est aussi utilisé par les trains de fret reliant le nord de la France via Rivecourt et Ormoy-Villers, le Nord-Est via Laon et Aulnay au sud de la France via le triage du Bourget et la Grande Ceinture. Par ailleurs, dans le projet CDG Express tel qu'il est présenté récupère les voies de tiroirs et de garage en gare de CDG2.
Ce projet privilégie donc les 50 000 voyageurs projeté par jour aux dépends des 870.000 usagers quotidien du RER B, en particulier en cas de provblèmes de circulation en privant des sillons de circulation pour la régulation de la ligne B et en supprimant les voies de tiroir en gare de CDG2.
3. Une rentabilité et une fréquentation surestimées
Le coût envisagé du trajet est de 24 € avec une projection estimée de 50.000 voyageurs par jour. Ce tarif est actuellement trop élevé par rapport aux liaisons collectives existantes tant ferrées, RER B à 10 € (plus ligne 17 à terme) que routières Roissybus (11 €) et Car Air France (17 €). 
Par ailleurs, elle subira aussi la concurrence des liaisons par taxi ou par les navettes privées ou encore les véhicules partagés.
4. Quel coût pour les collectivités ?
Le coût estimé de cette liaison CDG Express est de 1,7 milliards d'euros. A titre de comparaison, la coût l'opération RER B+ Nord qui comprend la rénovation des rames et de seize gares est de 582 millions d'euros. Le doublement du tunnel entre Châtelet et Gare du Nord, goulet d'étranglement emprunté jusqu'à 32 trains par sens et par heure (20 RER B et 12 RER D), qui améliorerait le quotidien de 1,2 millions de voyageurs par jour est estimé à 1,3 milliards d'euros. 

Pour rentabiliser la projet, on prévoit dès à présent de fixer une taxe de desserte à l'aéroport sans évaluer si cette taxation supplémentaire suffira à assurer l'amortissement des investissement mais aussi le fonctionnement de ce service et la maintenance du matériel. 
Aucun plan B ne semble être défini en cas d'échec de ce projet. Finalement, on imagine bien qu'en cas d'échec ce sera l'État et/ou les collectivités locales qui paieront.

Vous aussi vous pouvez prendre la parole et donner votre avis sur ce projet inutile et coûteux. Il suffit de vous rendre sur le site de l'enquête publique du CDG Express et  de déposer votre avis en ligne.

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La mort programmée de l'office de tourisme ?

Publié le par Aulnay Autrement

La proposition de délibération n°14 proposée au conseil municipal du mercredi 22 juin 2016 prévoit l'internalisation de l'activité de promotion touristique et culturelle jusqu'alors confiée à l'association Office de tourisme d'Aulnay-sous-Bois.

Nous avons choisi de publier la lettre ouverte de René-Augustin Bougourd.

La mort programmée de l'office de tourisme ?

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Pécresse veut augmenter le pass Navigo de 14 à 21 %

Publié le par Laurent Comparot

Pécresse veut augmenter le pass Navigo de 14 à 21 %

On ne sait pas à quel saint se vouer avec Pécresse. En 2014, elle était montée au créneau contre le Pass Navigo Unique que Jean-Huchon, président socialiste du Conseil Régional d'Île-de-France a mis en place en 2015. Elle s'opposait à cette mesure jugée tantôt démogogique, tantôt comme un cadeau électoraliste et ce alors que la mobilité des franciliens et la suppression des disparités géographiques qui subsistent en Ile-de-France font partie des enjeux prioritaires de notre Région. Avant bien sûr de faire volte-face devant le succès de cette mesure et de se prononcer pour le maintien du Pass Navigo unique sans augmentation.

Pécresse veut augmenter le pass Navigo de 14 à 21 %

Quand la Droite promettait la Carte Orange unique à 45 

Pourtant en 2004, la même Pécresse avait mené la campagne de la droite aux élections régionales derrière Jean-François Copé qui avait alors promis la Carte Orange (l'ancêtre du Pass Navigo) unique à 45 € (voir ci-dessus).

Désormais, elle veut le passer de 70 € à 80 ou 85 € soit une augmentation de 14 à 21%.  120 et 180 de plus chaque année pour les usagers franciliens !

Beschizza doit s'expliquer sur cette hausse sans précédent

Bruno Beschizza, maire d'Aulnay-sous-Bois, mais aussi conseiller régional de la majorité de droite élu sur la liste de Valérie Pécresse doit s'expliquer devant ses concitoyens sur cette augmentation inédite par son ampleur. Il est consternant de voir que sitôt élue, Valérie Pécresse et sa majorité au Conseil Régional font les poches des usagers d'ïle-de-France. Si monsieur Beschizza a peut-être la mémoire courte, nous aurons lui rappeler ses promesses électorales.

La promesse de 700 rames neuves ou rénovées d'ici 2021

En terme de transports publics, l'autre promesse martelée par les candidats de droite était l'acquisition ou les rénovation de 700 rames d'ici 2021. A cette heure, on ne sait rien de cette promesse jugée à l'époque irréaliste y compris par les professionnels des secteurs du transport et de la construction ferroviaire. Force est de constater à notre niveau local que la rénovation totale du parc de rame du RER B n'est pas finie et même semble à l'arrêt et que la livraison des rames Transilien de la ligne K (Paris-Gare du Nord à Crépy-en-Valois) se fait attendre

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Aulnay et sa fête de la musique... du sud de la ville

Publié le par Laurent Comparot

Aulnay et sa fête de la musique... du sud de la ville

C'est une bien étrange cartographie de la ville qui se dessine pour cette fête de la musique. Cette année, les différentes manifestations proposées par la municipalité se concentrent soit sur le centre gare (place du général De Gaulle, place Camélinat, Boulevard de Strasbourg), soit sur le Vieux-Pays (Parc Gainville, Ferme du Vieux-Pays).

La seule manifestation a être organisée en soirée au nord du Vieux-Pays aura lieu au Cap et réunira l'ensemble des ensembles amateurs du Cap. Cette dernière manifestation aura lieu si une nouvelle fois, le lieu n'est pas transformé en bar à chicha comme ce fut le cas le vendredi 10 juin dernier, ce qui avait causé l'annulation du dernier concert de Bruno Wilhelm musicien intervenant au Cap depuis 2001 et du Cap Orchestra.

Désormais, des quartiers entiers de la ville, les plus peuplés et les plus populaires sont ignorés. Rien au Gros Saule, ni au quartier Mitry-Ambourget. Les prestations professionnelles sont donc réservées aux quartiers centraux et sud de la ville. Il y a donc des quartiers gagnants, même bien gagnants (avec en particulier une association bien choyée ces temps-ci, chercher laquelle) et des quartiers totalement ignorés.

Une situation inédite bien contraire au principe même de la fête de la musique, fête au caractère universel mise en place en 1982 par Jack Lang et officialisée en 1983. La date correspond à celle du solstice d'été, jour le plus long de l'année. Il faut donc croire qu'il y a à Aulnay-sous-Bois deux soleils : un au sud et un au nord !

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Parole(s) de blogueur

Publié le par Laurent Comparot

Parole(s) de blogueur

Aulnay-sous-Bois a toujours une ville riche pour les blogueurs. Depuis la création de Monaulnay.com par Jérôme Charré, les blogs se sont multipliés. Certains n'ont été que de simples étoiles filantes sans lendemain. D'autres se sont accrochés au fil des années. Depuis leur nombre ne cesse de se réduire, la lassitude des animateurs et rédacteurs expliquant ceci, l'instantanéité des Twitter et autres Facebook enterrant peu à peu le modèle.

Pourtant, à Aulnay-sous-Bois, subsiste un quarteron de vieux résistants aux affres du temps qui commentent, critiquent, composent sur tout et n'importe quoi, bref un véritable espace de démocratie locale sur le net qui conserve encore son public. Si on en croit les compteurs de fréquentation, ils sont encore lus quotidiennement par des centaines de personnes à moins que ce lectorat ne soit que le fait d'une équipe de censeurs patentés.

A une époque, tout ce petit monde se cotoyait et échangeait, l'époque glorieuse de la blogosphère. Les rendez-vous au Monico, bar à la décoration désuète mais lieu bien attachant , était un incontournable pour échanger. Les politiciens en devenir n'hésitaient pas à se frotter à ce petit monde. Les propos pouvaient être souvent excessifs, outranciers et irrespectueux mais on n'avait pas le sentiment qu'un scud judiciaire risquait de vous exploser à tout instant. A cette époque, un actuel maire adjoint clamait "We are Aulnay, we are the blogueurs...", mais cela c'était avant,... avant qu'il ne vote la protection fonctionnel contre un de ses anciens condisciples. Pour un blogueur, la liberté d'expression se doit d'être une valeur sacrée et en cela l'ensemble des blogueurs d'Aulnay ont souvent contribué à faire fonctionner la démocratie locale et pas seulement qu'en période électorale.

Soumis au droit de la presse sans pour autant avoir la protection du journaliste, les animateurs et rédacteurs de blogs sont sans cesse sur la corde raide s'exposant à tout instant à une plainte ou des poursuites.

Force est de reconnaître que depuis l'accession de Bruno Beschizza à la tête de l'administration de notre ville, les plaintes pleuvent. Sommes-nous tous devenus de vilains diffamateurs ou la situation en terme de popularité de l'actuel occupant de l'hôtel de ville est si mauvaise qu'il faut à tout prix faire taire la critique ?

La méthode est à la fois coûteuse pour les finances de la ville et brutale pour les blogueurs qui sont visés. Elle dessert pourtant aussi les plaignants eux-même en attirant l'attention des médias traditionnels dont l'audience est bien plus importante que celle des blogs visés.

Cette vague de plaintes contre les blogs locaux visent aussi cette démocratie locale encore non bridée, en judiciarisant à outrance le débat citoyen. S'il y a plaintes, c'est donc que nous gênons et que vous, les lecteurs, estimez que nous sommes utiles.

Après Aulnay Autrement, ce fut le tour d'Aulnay Cap. Désormais, c'est au tour de Monaulnay.com, en l'occurence Hervé Suaudeau d'être la cible des foudres de la Ville d'Aulnay-sous-Bois.

Je ne m'étendrais pas sur les relations conflictuelles et l'animosité qu'entretient Hervé à mon égard et à l'égard d'Aulnay Autrement. Celui qui se prévalait jusqu'à une période récente de ses relations privilégiées avec la première adjointe de Bruno Beschizza pour lui épargner tout problème n'avait pas eu de mots assez dur pour alors condamner Aulnay Autrement ciblé par une plainte pour diffamation de la part de la Ville d'Aulnay-sous-Bois. Hervé Suaudeau n'avait pas hésité alors à abonder dans le sens de la partie plaignante nous condamnant par avance sans aucune forme de procès.

Cela ne m'intéresse pas de revenir sur la publication du post de Monaulnay.com incriminé et encore moins sur la publication de son pittoyable et bien peu sincère mea culpa.

Ce qui m'intéresse, c'est la présomption de liberté d'expression de blogueurs, y compris dans leur droit à l'erreur et à l'à peu près. Ce que je tiens à défendre, c'est cette liberté d'expression et ce alors que la plupart des médias traditionnels sont prisonniers de leurs propos et opinions. Ce qu'il faut défendre, c'est l'existence de cet espace de liberté fort singulier à notre ville.

Donc oui et sans ambiguité, Aulnay Autrement est solidaire de Monaulnay.com comme il l'est d'Aulnay Cap et comme il le sera pour le prochain blog poursuivi. Oui, il défendra Hervé Suaudeau et Monaulnay.com pour sa liberté de ton et de parole.

Source Image : Aulnay Cap

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