Rythmes scolaires : confusion sur les intentions de Bruno Beschizza

Publié le par Laurent Comparot

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A moins d'une semaine de la rentrée, Bruno Beschizza remet en cause les rythmes scolaires !

Alors que nous nourrissons les plus grandes inquiétudes quant à la mise en place des nouveaux rythmes scolaires qu'a décidé de mettre en place sans aucune concertation Bruno Beschizza fin juin, ce dernier revient à la charge avec dans un communiqué commun de plusieurs maires de droite un appel à l'ajournement de la réforme.

Cette énième vote-face du nouveau maire d'Aulnay-sous-Bois et ce à quelques heures de la rentrée laisse sans voix. Alors qu'à l'issue de la consultation menée par l'ancienne équipe municipale, une majorité de parents d'élèves s'était majoritairement prononcée en faveur du mercredi travaillé, monsieur Beschizza a imposé le samedi sans aucune consultation. Il avait préalablement rejeté le dispositif défini et mis en place sous la mandature de Gérard Segura suite à la concertation avec les acteurs de la sphère éducative, et suivi par un comité de pilotage.

 

Tardive et avec peu de moyens, les conditions de la mise en oeuvre de la réforme laisse craindre le pire

Fin juin, le dispositif arrêté s'est fait dans la plus grande précipitation alors que le préfet de Seine-Saint-Denis avait menacé le nouveau maire d'imposer les rythmes scolaires (une menace administrative bien caché par la communication municipale).

Sans aucun volontarisme politique, la mise en place de cette réforme voulue à bas-coût (low cost) s'est faite pendant les vacances d'été alors que le recrutement des personnels encadrant est très difficile en cette période et que les acteurs pédagogiques sont généralement en congés. On voit difficilement comment le dispositif sera opérationnel en cette rentrée de septembre. Par exemple, on ne comprend toujours pas  sous quelle autorité sera placés les enfants lors d'un fameux quart d'heure (15h45 - 16h00) et qui assurera leur sécurité.

Comme on le voit de très nombreuses zones d'ombre subsistent et malgré une communication municipale extatique, la mise en place effective de la réforme  soulèvement de très nombreuses interrogations et craintes. Alors que l'éducation est au centre de leurs préoccupations, les parents d'élèves sont fort soucieux du sort qui sera réservé à leurs enfants.

 

Craintes autour d'un sabordage politique de la réforme

Au-delà des aspects pratiques de la réforme qui concernent concrètement le quotidien des dizaines de milliers d'élèves et de parents, on peine à comprendre la gestion politique de cette réforme par Bruno Beschizza. Entre louvoiement, contre-vérités, volte-faces et précipitations, il semble clair qu'il n'existe pas de volonté politique affichée d'appliquer sereinement cette réforme.  A défaut de miser sur le meilleur pour les élèves et leurs familles, on s'oriente de plus en plus vers une politique du pire. 

Dans ce dossier, on ne peut que craindre que monsieur Beschizza joue la politique du pire, c'est à dire l'échec des rythmes scolaires dans notre ville.

Il lui reste quelques heures pour nous détromper...


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Libération, les commémorations à retard... (2)

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Libération, les commémorations à retard... (1)

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La libération d'Aulnay-sous-Bois célébrée avec 5 jours de retard !

Publié le par Laurent Comparot

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Alors que la ville du Blanc-Mesnil a fêté hier avec un défilé le 70e anniversaire de sa libération, notre ville devra attendre lundi prochain soit 5 jours après la date effective de sa libération pour avoir droit à une cérémonie réduite au minimum, en l'occurence un simple rassemblement.

 

On ne peut que se demander quel est le sens du choix de cette date, qui tombe 5 jours après la date réelle et est donc programmée un lundi soir à 19h, un jour et une heure qui ne permet pas d'associer un grand nombre d'aulnaysiens à cette commémoration.

 

Quel est le sens ou plutôt le non-sens de cette commémoration à minima ? Devons-nous rappeler l'engagement des aulnaysiennes et aulnaysiens pour la libération de leur ville ? Comme ce 14 juillet 1944, quand 40 personnes se réunissent devant le monument aux morts, brandissent le drapeau tricolore, y disposent une gerbe et chantent la Marseillaise. Une cérémonie inconsciente ou audacieuse qui se soldera par deux arrestations. Ou ce 7 août alors que les F.F.I. sabotent la voie ferrée, axe si stratégique pour l'armée allemande. Et ce sinistre 18 août, date du coup de filet à la maison du docteur Perlis située dans le parc Dumont, lieu d'émissions radio clandestines. Si le médecin parvient  à s'échapper, deux des guetteurs, les guetteurs Louis Barrault et Henri Gastaud sont arrêtés, torturés et exécutés. Une plaque située dans le parc rappelle utilement leur sacrifice. Et le 24 août, lorsque les F.F.I. attaquent les soldats allemands qui tiennent la gare au prix de deux morts.

Ces mêmes F.F.I. n'hésitent pas à proclamer la libération de la ville hissant le drapeau tricolore à l'hôtel de ville alors que les combats font encore rage autour du Blanc-Mesnil et de l'aérodrome du Bourget, et que des unités allemandes continuent de circuler dans les environs.

 

A titre d'information, le 1er septembre, la ligne de front est située à l'est de Rethel et de Verdun ; les villes de Laon, Reims et Chalon-sur-Marne ont été libérée.  La campagne de Lorraine, préalable à la libération de l'est de la France commence. 

 

Une campagne qui n'aura été possible sans le sacrifice et l'appui des F.F.I. et des troupes françaises et américaines engagées dans ces durs combats au nord-est de Paris.

Publié dans histoire locale

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26 août 1944, Aulnay-sous-Bois était libérée

Publié le par Laurent Comparot

Août 1944. Après une semaine de combat, Paris est libéré. Malgré la capitulation du général Von Choltitz gouverneur allemand du Gross Paris, les combats ne sont pas terminés pour autant. Les unités SS qui refusent la reddition engagent des combats sporadiques. Les combats font rage au nord et à l'est de la capitale. Dans la nuit du 26 au 27 août, des avions de la Luftwaffe venus de Belgique lâchent leurs bombes incendiaires sur Paris et sa banlieue. Dans Paris, l'hôpital Bichat est touché ainsi que la Halle aux Vins, le Marais, les Buttes Chaumont, la quartier Mouffetard, la Bastille, les Portes de Montreuil, d'Ivry, de Vitry et d'Italie. En banlieue, Bagnolet, Pantin, Montreuil Sceaux, Bourg-la-Reine, Bagneux, Charenton-le-Pont, Saint-Maur et Vitry-sur-Seine sont touchées. La 2e DB et 4e Division d'Infanterie américaine n'ont pas eu le temps d'installer de défense anti-aérienne. La fête est finie et on dénombre près de 250 morts et 900 blessés. La guerre continue. L'état-major allemand annule la réddition de Von Choltitz et demande à ses soldats de défendre tous les points d'appuis.

 

Aux portes de Paris, les mouvements de troupes allemandes sont observés : porte de la Chapelle, Saint-Denis, La Courneuve, La Plaine et Le Bourget. Deux divisions d'infanterie (47e et 48e DI) et une division blindée (9e DB) sont positionnées et équipées pour le combat de rue. La libération de Paris est encore fragile. L'ordre est annulé et trois régiment de grenadiers sont positionnées sur une ligne offensive allant de Montmagny à Sevran, en passant bien entendu par Aulnay. A Bondy, des soldats d'une avant-garde américaine sont stoppés par deux chars allemands. Les combats entre troupes alliées épaulées par des éclaireurs F.F.I. et troupes allemandes font rage autour de l'aérodrome du Bourget, de Dugny et du Blanc-Mesnil. Ailleurs, les F.F.I. s'attaquent aux soldats allemands isolés. De nombreux jeunes F.F.I. tombent sous les balles allemandes ou de miliciens.

 

FFISevran

 

Aulnay est libérée le 26 août. Malgré le danger dû la persistence de mouvements ennemis, Narcisse Renaudot, ancien conseiller municipal, hisse le drapeau tricolore sur l'hôtel de ville. Le docteur Perlis, resistant du mouvement Libération Nord est président du Comité Local de Libération. Et pourtant, la bataille est toujours en cours sur l'aérodrome du Bourget où sont retranchés les fantassins allemands. Le Blanc-Mesnil n'est libérée que le 27 août et Sevran le 28.

Le 1er septembre, Narcisse Renaudot devient président de la délégation municipale provisoire, dans l'attente du retour de Maurice Nilès, le maire élu d'avant-guerre.

 

Sources :  Chronologie de la Libération et du retour à la vie démocratique dans les 40 communes de l'actuel département de Seine-Saint-Denis. (pdf), et l'excellent site consacré à la libération de Paris de Gilles Primout


Publié dans histoire locale

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