Après le septennat et le quinquennat, la droite découvre le trimestre

Publié le par LC

Après Jacques Chirac qui a fait passer le mandat présidentiel de sept à cinq ans, Nicolas Sarkozy invente le mandat présidentiel d'un trimestre.

 

Après dix années d'une gestion catatrophique du pays, la droite prétend se réveiller et prendre enfin conscience des priorités et des urgences économiques et sociales de la France. Et ceci à seulement 90 jours de l'échéance présidentielle.

 

L'envol de Sarkozy qui s'est fait sur les ruines fumantes des banlieues en 2005 va finalement se terminer sur une crise économique et sociale d'une ampleur inédite non seulement conjoncturelle comme l'évoque la droite libérale de gourvernement mais aussi profondément structurelle.

 

Nul doute qu'ne fois encore, ce dimanche soir, le candidat-président va encore proposer un énième paquet de mesures qu'il n'aura ni le temps de faire voter, ni le temps et l'intention d'appliquer.

 

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Il lui reste 90 jours pour défaire ce qu'il a fait depuis 10 ans, proposer le contraire de ce qu'il n'a cesser de préconiser et inversement, tenter de convaincre qu'il a changé tout en restant le même...

 

Mais, les Français ne sont plus dupes et le grand show politico-médiatique est définitivement cassé.

 

Dessin : L'actu de Bar en blog

Publié dans politique nationale

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Le Modem, la voiture balai de la droite

Publié le par LC

Tout les cinq ans, c'est la fête de l'orange. C'est à dire le retour de François Bayrou et son parti dédié à sa promotion personnelle sans militants, ni élus, le Modem.

 

On avait laissé François Bayrou sur le bord de la route en 2007. Candidat vedette du premier tour de l'élection présidentielle, il avait alors refusé la main tendue de Ségolène Royal et permit l'élection du candidat de la néolibérale, Nicolas Sarkozy.

On ignore quel regard il porte sur la portée de ce non-ralliement à moins qu'il n'ait alors finalement cédé à ses réflexes de politicien giscardien.

Censé incarner la rupture du bipartisme, il n'a su incarner cette rupture en 2007 décevant ses électeurs, ses sympathisants et ses militants. Quant aux élus de la caravane orange de 2007, ils ont pour la plupart rejoint les rangs sarkozistes.

 

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Cinq ans plus tard, il prétend incarner la même rupture sans qu'on sache quelles sont ses idées, son projet, ni ses orientations.

Certes, les sondages lui sont favorables mais les électeurs ne doivent pas être dupes de la candidature 2012 de François Bayrou.

Le Modem a en effet opéré un virage néolibéral revenant ainsi à ses origines giscardiennes. Et s'il y a bien un signe qui ne trompe pas, c'est celui des ralliements des libéraux qui quittent en nombre le navire UMP avant le naufrage. Ou encore celui de Philippe Douste-Blazy, véritable caméléon de la droite : chiraquien sous Chirac, villepiniste sous Villepin, Sarkoziste sous Sarkozy, il s'essaye au bayroutisme.

 

Enfin au delà de l'élection présidentielle, le candidat François Bayrou doit dès à présent dire avec quelle majorité parlementaire il souhaite gouverner. Car le mégalo Bayrou est un homme seul.

 

A défaut de troupes, sa majorité ne pourrait alors que s'appuyer sur des députés UMP... Ce qu'il se garde bien de dire à ses électeurs potentiels !

 

Dessin : Olivier Lascar

Publié dans politique nationale

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Réinvesti, Gaudron le député modèle du Sarkozisme

Publié le par Laurent Comparot

C'est une investiture à la députation peu commentée mais elle est plus que symbolique. Et pourtant...

 

Gaudron.jpgGérard Gaudron, le député sortant, élu en 2007 grâce à la déferlante médiatique du Sarkozisme triomphant a été réinvesti par le parti du candidat-président Nicolas Sarkozy.

 

Certes, il s'agit d'une nouvelle et encore inespérée consécration pour l'édile aulnaysien mais aussi plus sûrement dans la culture de ce parti où on pratique "le centralisme démocratique" à l'excès, une juste récompense pour ses bons et loyaux services.

 

Le député Gaudron ne s'est jamais distingué pour des prises de position audacieuses ou divergentes avec la ligne présidentielle. En bon petit soldat du Sarkozisme, il a voté sans hésitation, ni état d'âme toutes les lois proposées par le gouvernement qu'elles étaient bonnes ou infâmes (eh oui, il y a aussi eu des lois indignes de la République !).

 

En cela, il a fait de son mandat de député l'exacte réplique de cinq années de gouvernement par Nicolas Sarkozy : politique fiscale uniquement en faveur d'une très petite minorité de contribuables déjà très aisés, laxisme fiscal, explosion de la dette publique, déficits bubgétaires croisants et incontrôlés, réductions drastiques des effectifs d'enseignants mais aussi de policiers et de gendarmes, désindustrialisation à marche forcée et absence de politique industrielle, fragilisation du tissus des PME, et des TPE, effondrement du pouvoir d'achat, lois liberticides ou discriminatoires, ...

  

A l'image de ce candidat-président prisonnier d'une perpétuelle et vaine recherche de la posture présidentielle, il devra aussi et enfin assumer auprès de ses électeurs les affres économiques, sociaux, politiques et même sécuritaires de ce quinquennat et même de cette décennie perdue pour la France.

 

Il aurait été bien que cela soit fait au travers de débats et de restitutions démocratiques auprès de ses administrés mais cela n'a hélas pas été le cas.

 

Face à ce bilan catatrophique et cette absence de restitution démocratique, les électeurs d'Aulnay-sous-Bois, Bondy et des Pavillons-sous-Bois n'auront d'autre solution que celle de la sanction dans les urnes.

Publié dans politique nationale

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Scolarisation à deux ans : un sinistre déclin

Publié le par LC

On en parle peu mais pourtant il s'agit d'un efficace et excellent outil pour la réussite scolaire des enfants, en particulier dans les quartiers défavorisés. Unanimement reconnue par les pédagogues et scientifiques de l'éducation, la scolarisation a fait ses preuves mais dans la pratique, on assiste à un véritable abandon de cette politique.

 

Cette mesure fait ainsi les frais de la réduction aveugle des effectifs enseignants (- 60.000 postes sur le quinquennat).

Alors que le chef de l'état parle réussite scolaire et réussite professionnelle, dans les faits, les statistiques sont claires.

 

A moins de trois mois de l'échéance présidentielle, le candidat Sarkozy préfère les mesurettes médiatiques aux investissements à long terme...

 

On rapellera qu'en 2000-2001, 35,3% des enfants de deux ans étaient scolarisés en France !

 

Dix ans de gestion de droite libérale sont passés par là.

 

  

Taux de scolarisation des enfants de deux ans, en % 

scolarisation.gif

 

 

Annexes : la scolarisation à deux ans dans les textes

 

Article L.113-1 du Code de l'education

Les classes enfantines ou les écoles maternelles sont ouvertes, en milieu rural comme en milieu urbain, aux enfants qui n’ont pas atteint l’âge de la scolarité obligatoire.
Tout enfant doit pouvoir être accueilli, à l’âge de trois ans, dans une école maternelle ou une classe enfantine le plus près possible de son domicile, si sa famille en fait la demande.
L’accueil des enfants de deux ans est étendu en priorité dans les écoles situées dans un environnement social défavorisé, que ce soit dans les zones urbaines, rurales ou de montagne et dans les régions d’outre-mer.

 

Article D.113-1 du Code de l'education

Les enfants qui ont atteint l’âge de deux ans au jour de la rentrée scolaire peuvent être admis dans les écoles et les classes maternelles dans la limite des places disponibles. Ils y sont scolarisés jusqu’à la rentrée scolaire de l’année civile au cours de laquelle ils atteignent l’âge de six ans, âge de la scolarité obligatoire.
L’accueil des enfants de moins de trois ans est assuré en priorité dans les écoles et classes maternelles situées dans un environnement social défavorisé, que ce soit dans les zones urbaines, rurales ou de montagne et dans les régions d’outre-mer, et particulièrement en zone d’éducation prioritaire.
En l’absence d’école ou de classe maternelle, les enfants de cinq ans dont les parents demandent la scolarisation sont admis à l’école élémentaire dans une section enfantine afin de leur permettre d’entrer dans le cycle des apprentissages fondamentaux prévu à l’article D. 321-2 du code de l’éducation.

 

Infographie : Alternatives Economiques

 

Publié dans éducation - formation

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Les salariés de PSA Aulnay ne veulent pas se laisser faire

Publié le par Laurent Comparot

L'ensemble des organisations syndicales SIA, CGF, FO, CFTC, CFDT et SUD avaient demandé dans un courrier envoyé au président Nicolas Sarkozy, l'oganisation du réunion tripartite Etat-PSA-syndicat quant à l'avenir du site PSA d'Aulnay-sous-Bois. Cette demande est hélas restée lettre morte, le chef de l'état semblant ne pas vouloir s'engager plus concrètement sur l'avenir du site.

Depuis, l’intersyndicale du site d’Aulnay a adressé une demande équivalente au candidat socialiste François Hollande, missive reçue cette semaine au siège de campagne de l'avenue de Ségur à Paris. Dans ce courrier, elle demande un engagement écrit du candidat PS à organiser, s’il est élu, une réunion tripartite (Etat, syndicats et PSA) pour assurer l’avenir de l’usine d’Aulnay jusqu’en 2016.

 

Par ailleurs, les salariés ont appris mardi dernier à l'occasion du comité d'entreprise le détail des 196 suppressions de postes prévues. Même s'ils ne sont pas encore nominatifs, la liste des postes à supprimer a été rendu publique (voir tract de la CGT ci-dessous).

A cette occasion, 350 ouvriers ont débrayé pendant une heure et demie, en parallèle du comité d’entreprise pour protester contre ces suppressions et défendre l'avenir du site.

 

 

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Tract de la CGT PSA Aulnay

19/01/2012

 

 

Nous ne nous laisserons pas faire !

 

Succès du débrayage ! Nous étions 350 salariés à débrayer et à manifester ce 17 janvier à l’occasion du CE pour protester contre le plan de suppressions d’emplois de la direction. Avec cette action, nous avons donné un message clair à la direction :

Il n’y a aucun poste à supprimer à Aulnay, il y en a assez de travailler toujours plus !

Nous ne laisserons pas PSA vider l’usine pour la passer en une équipe et la fermer !

Des ouvriers aux cadres en passant par les techniciens et les professionnels : tout le monde est concerné. Voici le détail des 196 suppressions de postes communiqué par la direction :

  • 140 salariés en fabrication :

45 opérateurs avec ou sans restriction et 90 ouvriers professionnels dont :

  • 11 auditeurs contrôleurs sur 83

  • 14 moniteurs (hors Montage) sur 109

  • 17 retoucheurs sur 90

  • 10 CI (hors Peinture)

  • 14 tôliers sur 50

  • 5 pro qualité, 2 magasiniers, 2 formateurs, 3 pro de service, 2 mécaniciens de maintenance et 15 autres éparpillés.

  • 56 salariés hors production dont 42 au service anti-pollution. 

 

Pas d’engagement du maintien des 2 équipes en 2013.

La CGT a demandé le maintien des 2 équipes de production. Le DRH, M.Courcelle, a affirmé que pour 2012, les 2 équipes seraient maintenues mais a refusé de s’engager pour 2013.

Quand on sait que dans le document confidentiel de fermeture de l’usine, le passage en une équipe est prévu en janvier 2013, il est clair que le plan de suppression de 196 postes sert à préparer le terrain pour janvier 2013.

 

Maintenant, la lutte pour protéger nos emplois se situe à deux niveaux :

 

A l’usine, sur chaque poste : Nous allons devoir nous battre tous les jours contre chaque nouvelle répartition qui aboutit à la moindre suppression de poste ou contre le renvoi d’un intérimaire ou d’un départ à la retraite non remplacé. Il faut que chacun d’entre nous soit solidaire de ce qui se passe à l’UEP d’à côté.

Le débrayage de la MV3 en équipe A, montre que c’est possible de faire reculer PSA.

A l’extérieur de l’usine : nous devons passer à la vitesse supérieure et faire parler de nous par des actions extérieures en utilisant les 100 jours qui nous séparent des élections pour faire pression sur PSA pour qu’il s’engage par écrit à maintenir tous les emplois au moins jusqu’à la fin 2016, fin de la C3 et un nouveau véhicule. Il faut en discuter tous ensemble !

Ce n’est qu’en étant unis et mobilisés le plus massivement possible

que nous pourrons faire reculer la direction.

La direction a annoncé le 27 janvier en APLD sauf certains secteurs et en prévisionnel la semaine 9 (du 27 février au 4 mars) sans formation en APLD.

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Publié dans économie

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