L'éducation au régime sec

Publié le par Stéphane Legrand

ecole_en_danger.jpgLa crise que connaît l'école, encore plus exarcerbée dans l'académie de Créteil qui regroupe les département de Seine-et-Marne, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, n'est pas le fruit du hasard mais résulte de véritables choix de politiques budgétaires.

Alors qu'en 1996, la part du PIB (produit intérieur brut) consacrée à l'éducation était de 7,6 %, cette part n'est plus que de 6,6 % en 2008. Et ce désinvestissement devrait encore se poursuivre en 2010 et les années suivantes. Un point de PIB correspond à 20 milliards d'Euro, sur un budget total de 129 milliards. Soit un trou de 15 %, un sixième en moins.
Ce recul n'est pas sans effet sur le scolarisation. Alors qu'en 1996, 84 % des jeunes de 18 ans étaient scolarisés, aujourd'hui on est redescendu en dessous de 80 %. Et à l'âge de 20 ans, la baisse est de 6 points. On rappelera que chaque année 150.000 jeunes sortent du système scolaire sans diplôme, reproduisant et accentuant les inégalités sociales.

La vague de violence observée dans les établisssements ne relève pas d'un quelconque déterminisme social ou d'une permissivité accrue que devraient corriger de nouvelles lois encore plus repressives ou liberticides. Cette insécurité résulte d'une réduction drastique des personnels assurant la surveillance : 50.000 personnes présentes en 2004, et seulement 28.000 aujourd'hui, soit presque moitié moins.

Alors que Nicolas Sarkozy ne cesse de clamer sa volonté d'investir dans l'avenir, l'école reste la principale cible des politiques de maîtrise des dépenses de l'État. En 2010, sur 30 000 suppressions d'emplois publics programmées par le gouvernement, 16 000 sont prévues dans l'éducation, soit plus de la moitié. Parallèlement, pour économiser quelques milliers de postes d'enseignants, il a été décidé de les recruter un an plus tard et de les envoyer enseigner dans les établissements sans formation pédagogique, ni stages pratiques.

Sans aucun doute, pour le chef de l'État, l'éducation n'est pas une dépense d'avenir...

Publié dans éducation - formation

Partager cet article

Repost 0

L'autre affaire Quick...

Publié le par Bernard Joseph

La véritable "affaire Quick" se joue de l'autre côté de la frontière belge, c'est celle de la vente de Quick à une filiale de la Caisse des Dépôts. Accusé par un homme d'affaires lorrain d'avoir bénéficié d'un prix de cession « artificiellement gonflé », Albert Frère fait l'objet de nouveaux griefs de la part de la justice belge.

Jean-Marie Kuhn est un homme d'affaires lorrain piqué au vif par un contentieux commercial avec Albert Frère lors de la revente d'une entreprise de vêtements il y a une dizaine d'années. Bien décidé à mener un combat qu'il estime « juste », quitte à « passer pour un illuminé », Jean-Marie Kuhn a épluché les comptes de GIB, la holding d'Albert Frère, jusqu'à y relever un détail troublant.


Il soupçonne la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), le bras armé de l'État, d'avoir largement surévalué le prix d'achat de la chaîne de restauration rapide Quick. Jean-Marie Kun invoque un article d'août 2004 paru dans Les Echos, dans lequel le PDG de Quick évaluait le prix de sa société autour de 300 millions d'euros. Or, en octobre 2006, GIB cède Quick à une filiale de la Caisse des Dépôts, CDCCI, pour 800 millions d'euros.

Jean-Marie Kuhn apporte des éléments concrets à son accusation. « Sur base des éléments produits, on peut donc constater que la valorisation boursière de la société de droit belge SA Quick Restaurants était, au 31 décembre 2005, de l'ordre de 437 millions d'euros et, au début du mois d'octobre 2006, de l'ordre de 550 millions d'euros », lit-on dans la plainte qu'il a déposée et dont le site Rue89.com publie quelques extraits.


L'argument semble avoir été entendu par la justice belge. Il y a quelques jours, le procureur du roi de Charleroi, Christian De Valkeneer, s'est joint à cette plainte et a ordonné à la juge de poursuivre son instruction en y ajoutant deux nouveaux chefs d'accusation : faux bilans et infractions au code des sociétés, qui, selon RTLinfo.be (29/12/2009), sont venus s'ajouter aux chefs de faux et usage de faux.


Nicolas Sarkozy et le mystérieux « pacte »
Dans un entretien accordé au site belge Trends.be (29/12/2009), Jean-Marie Kuhn déclare que « l'ouverture effective de l'information judiciaire, le fait qu'elle soit menée par Madame le Juge Baeckeland, spécialiste incontestée des affaires politico-financières et l'entrée du Procureur du Roi dans la procédure sont autant de faits objectifs et incontestables pour me rendre optimiste ».

Au cours de cet entretien, Jean-Marie Kuhn avance l'hypothèse selon laquelle Albert Frère aurait bénéficié d'un prix très favorable afin de lui permettre de monter au capital de Suez, et de pouvoir peser sérieusement sur la fusion du groupe énergétique avec Gaz de France. Il accuse Nicolas Sarkozy d'avoir participé, lorsqu'il était encore ministre des Finances, à « un pacte qui semblait avoir pour finalité la fusion GDF-Suez ».

Selon Jean-Marie Kuhn, le chef de l'État préparait, dès 2004, la fusion du groupe gazier avec Suez. Albert Frère, qui détient 5,32% du capital de GDF-Suez, n'a pas souhaité répondre aux questions de Rue89.com.

En France, Jean-Marie Kuhn dépose plainte en France contre X et contre Albert Frère pour « prise illégale d'intérêt », « escroquerie » et « abus de confiance » le 24 décembre 2007. La plainte a été classée sans suite  le 15 janvier 2008. Qui a dit que la justice française était lente !

 

Publié dans économie

Partager cet article

Repost 0

Taxe professionnelle : Gaudron peu convainquant au Conseil Municipal

Publié le par Bernard Joseph

Le conseil municipal de jeudi dernier a été en partie consacré aux orientations budgétaires 2010. Dans un exposé très détaillé, l'adjointe aux Finances, Françoise Bovais-Liegeois, a présenté les grandes lignes budgétaires en soulignant le péril que faisait subir la suppression de la taxe professionnelle pour les collectivités locales.

TaxeProfessionnelle.jpgLa suppression de la taxe professionnelle est certes théoriquement compensée en 2010 mais emputée de l'inflation, ce qui entraîne une perte de 1,2 millions d'euro. Comme dans notre commune, un point d'augmentation correspond à 400.000 Euro, il faudrait donc augmenter les impôts de 3 % pour avoir des recettes à niveau constant.

Malgré ces éléments, les duettistes Gaudron-Chaussat ont fustigé un débat qu'ils ont jugé national bien éloigné des préoccupations locales.
Le député UMP Gérard Gaudron a assumé le vote de la suppression de la TVA taxe professionnelle en expliquant ce qui motivait son vote et a expliqué que cette décision était sans incidence sur les finances locales.

Cette réforme est d'autant plus inquiétante que le calcul de la compensation relais versée en 2010 lèse d'ors et déjà les collectivités locales. La taxe professionnelle sera remplacée par un ensemble de nouvelles taxes dont on ignore le rendement en année pleine.

Il est vrai que la taxe professionnelle est décriée depuis de nombreuses années car son assiette tend à pénaliser l'investissement productif. Mais avec cette réforme bâclée, c'est un peu l'histoire du malade à qui ont va administrer un remède qui  va se révèler plus nocif que la maladie elle-même.
Le nouveau système rompt le lien fiscal étroit entre les entreprises et leurs territoires d’accueil, garant de l’engagement des communes et de leurs groupements en faveur du développement économique. Alors que la  sécurisation des ressources de toutes les collectivités reposait sur un panier de ressources diversifiées, accompagnée d’un seuil minimal d’autonomie fiscale pour chacun des échelons (capacité d’action sur les taux), le nouveau système revient sur le mouvement de décentralisation entamé depuis de nombreuses années. Comme l'ont fait remarqué certains élus, l'État impécunieux et mauvais gestionnaire ne saurait faire mieux que les collectivités locales qui sont obligées d'équilibrer leurs comptes.


Pour en revenir au débat municipal, monsieur Jacques Chaussat a tenté de faire diversion sur des sujets locaux mais purement périphériques. Monsieur Gaudron qui porte la double casquette de député et de conseiller municipal a essayé de convaincre que la réforme qu'il avait voté à l'Assemblée Nationale n'aurait aucune incidence pour les finances municipales. Il a cité les différentes mesures fiscales de substitution mises en place dans le cadre réforme (à noter que l'exercice a été fastidieux et difficile d'où la nécessité de rédiger soi-même ses fiches argumentaires).
En réponse, le maire a chiffré le manque à gagner pour la ville tout en réffirmant sa volonté de ne pas augmenter la fiscalité durant ce mandat.

Finalement à  court d'arguments mais toujours dogmatiquement attaché à sa réforme, le député Gérard Gaudron s'est abstenu de relancer le débat. Nous attendions depuis longtemps que le député s'exprime sur ce sujet qui affecte gravement les finances de notre ville. Enfin, le débat a eu lieu dans le cadre du conseil municipal à défaut d'être confronté à ses administés. Il est plus que temps que monsieur le député assume enfin ses votes à l'Assemblée Nationale qui affecte notre vie quotidienne et ne se retranche plus derrière un prétendu distingo entre affaires locales et affairres nationales.


Pour aller plus loin sur la réforme de la taxe professionnelle, vous vous conseillons de consu
lter l'étude réalisée l'AMF.

Publié dans politique locale

Partager cet article

Repost 0

Citoyens Aulnaysiens Unis pour la Construction de Logements pour Tous annule son rassemblement

Publié le par Aulnay Autrement

Aulnay Autrement publie ce communiqué qui nous a été transmis par le Collectif Citoyens Aulnaysiens Unis pour la Construction de Logements pour Tous.


Suite à de très nombreuses pressions et par désir d'apaisement, le collectif Citoyens Aulnaysiens Unis pour la Construction de Logements pour Tous, reporte à une date ultérieure son rassemblement pour la défense des constructions de logements prévu demain dimanche 14 février 2010 à 15h00.

 

Nous ne comprenons pas la position du blog Aulnay Radical qui qualifie notre action par l’emploi de termes guerriers en tentant de l’inscrire dans une démarche de stratégie politique maladroitement menée, dixit : « le rassemblement n’est pas de nature à apaiser les esprits et son caractère tardif témoigne de la volonté de certains à en découdre… ». Nous tenons à réaffirmer le caractère apolitique, citoyens et humaniste de notre collectif composé d’Aulnaysiens soucieux d’échanger amicalement leur point de vue quant à l’accès à une offre de logements sur notre ville.

 

Aussi, nous nous voyons privé d’un rassemblement qui aurait été une belle opportunité d’instaurer un dialogue emprunt de respect des idées de chacun et ce autour du pot de l’amitié. Aussi, nous sommes réellement attristés et abasourdis par l’analyse du blog Aulnay Radical qui associe l’initiative citoyenne et démocrate de notre collectif, à une démarche guerrière et dangereuse.

 

« Irresponsable et provocatrice », c’est ainsi que le blog Aulnay Radical qualifie notre action alors qu’elle est par essence même, PACIFISTE ET HUMANISTE.

 

Notre collectif a pour objet la défense de la construction de logements permettant une réelle mixité sociale sur la ville d'Aulnay-sous-Bois. Combattre la fracture urbaine nord/sud par une politique de l'habitat ayant pour objectif :

1. la mixité sociale

2. la lutte contre l'exclusion et la ghettoïsation.

 

Ce collectif est composé d’Aulnaysiens de tous bords politique et associatif. Aussi, il nous apparait aberrant de constater ce type de manipulation d’opinion visant à museler les initiatives citoyennes.

Enfin, nous dégageons notre responsabilité quant aux affirmations et points de vue rédigés sur les blogs : Monaulnay.com, Aulnay Autrement et Aulnay Radical.

 

Nous vous tiendrons informés de notre prochaine action car il faudra désormais compter avec nous. Soyez nombreux à nous rejoindre sur notre groupe crée sur « Facebook ».


A bientôt,

 

Le collectif Citoyens Aulnaysiens Unis pour la Construction de Logements pour Tous.

 

Note du blog Aulnay Autrement : ce communiqué annule donc le  Rassemblement pour la défense des constructions de logement initialement prévu dimanche 14 février à 15h00.

Publié dans urbanisme - PLU - PRU

Partager cet article

Repost 0

Toujours des incertitudes autour de la marque Europe Écologie

Publié le par Stéphane Legrand

Comme nous l'avions écrit jeudi dernier sur ce même blog, l'incertitude règne sur la paternité du nom "Europe Écologie". Hier, le Tribunal de grande instance de Paris a examiné le litige qui oppose l'Alliance Ecologiste indépendante (AEI) au parti politique "Les Verts" et à "Europe Ecologie" au sujet de l'emploi de l'appellation "Europe Ecologie" revendiquée par tous.

inpi.jpgD'un côté, il y a Jean-Marc Governatori, président de Alliance Ecologiste Indépendante (AEI), qui revendique l'exclusivité pour l'usage de l'appellation "Europe Ecologie" déposée depuis 2004 à l'Institut national de la propriété industrielle (INPI).
De l'autre, le parti politique "Les Verts" et le rassemblement "Europe Ecologie" qui en revendiquent la paternité au nom de l'usage qu'il en a été fait durant la campagne des élections européennes. Ces derniers avaient obtenu l’autorisation d’assigner pour le 12 février devant le TGI de Paris Jean-Marc Governatori.

Hier, le TGI a mis son jugement en délibéré au 11 mars prochain, soit trois jours avant le  premier tour des élections régionales, le 14 mars.

Cette décision semble bien tardive au regard de l'importance des enjeux politiques car le parti politique "Les Verts' et ses alliés prennent le risque de ne pas pouvoir présenter de listes.

Publié dans Régionales 2010

Partager cet article

Repost 0

1 2 3 > >>