Poste : le gouvernement veut empêcher les votations citoyennes

Publié le par Bernard Joseph

Comme vous le savez, le Comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal invite les Français à participer à un référendum sur l'avenir de La Poste du 28 septembre au 3 octobre prochain.

Dans une déclaration à l'AFP, Benoît Hamon, porte-parole socialiste, et Razzy Hammadi, secrétaire national aux services publics ont accusé le gouvernement d'empêcher les votations citoyennes sur La Poste.

Ainsi, dans l'Isère, 108 communes ayant adopté des délibérations visant à organiser cette votation ont été visées par des référés administratifs du préfet.

D'après Benoît Hamon, "C'est une stratégie de durcissement et de tension à l'égard des élus de gauche, qui montre la fébrilité du gouvernement sur ce sujet". "Il n'empêcherait pas cette votation s'il ne pensait pas qu'elle va être un succès", (...) "Il y a instrumentalisation des moyens de l'Etat au détriment des libertés fondamentales, c'est grave". Insistant sur le fait que "C'est une nouvelle illustration des reculs démocratiques dans ce pays"et ajoutant "Que l'Etat fasse obstacle sur un sujet aussi important, cela montre une forme d'incapacité au plus haut sommet à tolérer que les Français s'expriment, s élèvent contre ses choix politiques".

M. Hammadi estime qu'"on est dans des mesures d'intimidation de la part des préfets qui font du zèle sur commande pour expliquer aux maires qu'ils n'ont pas intérêt à agir. On veut museler les maires et les citoyens".


Certes, la votation citoyenne n'aura pas de valeur juridique, mais vise à lancer un message au gouvernement pour demander un référendum et un débat public sur la transformation du statut de La Poste.

Les partis de gauche, PS et PCF en tête, et les Verts se sont mobilisés en décidant notamment d'ouvrir leurs mairies pour cette votation.


Le comité organisateur estime que la transformation de la Poste en société anonyme à capitaux publics conduira à sa privatisation avec des conséquences désastreuses sur la pérennité de ses missions de services public.
La ministre de l'Economie Christine Lagarde assure qu'il n'est "pas question de privatiser". A ce sujet, on se rappellera des engagements d'un ancien Ministre de l'Économie  - un certain Nicolas Sarkozy - qui assurait en son temps que GDF resterait une entreprise à capitaux majoritairement public, avant de finir mariée à Suez et privatisée de fait.

Nous vous rappelons les modalités de vote dans les 10 points de vente de notre ville : Sauvegarde de la Poste : organisation du référendum

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L'homophobie des cités

Publié le par Aulnay Autrement

La sortie du livre "un homo dans la cité" est l'occasion d'aborder le drame de l'homophobie dans les cités.
Brahim Naït-Balk a 45 ans. Il est d’origine marocaine. Après avoir vécu à Saint-Etienne et à Montceau les Mines, sa famille s’installe dans les années 80 en Seine-Saint-Denis, à Aulnay sous Bois, dans la cité des 3000.
Et comme souvent, pour nouer des liens, les jeunes de la cité jouent au football. Brahim, qui a 22 ans à l’époque, n’y échappe pas. Mais son attitude éveille rapidement les soupçons, et les premières remarques ne se font guère attendre.

Ensuite viendront les injures, comme "Brahim la dalpé" (pédale en verlan), puis les gestes déplacés. Jusqu’au jour où une bande de jeunes obligera Brahim à descendre dans la cave de son immeuble.
Brahim, qui est aujourd’hui entraîneur du Paris Football Gay, n’est jamais retourné à Aulnay sous bois. A chaque fois qu’il prend l’autoroute A1 et qu’il voit le nom d’Aulnay sur une pancarte, cela réveille chez lui un sentiment de peur.


Aujourd’hui, plusieurs années après, les choses n’ont pas changé : à en croire ceux qui travaillent dans les cités, il y aurait même une régression.
Farida travaille comme éducatrice de rue en banlieue parisienne. Elle est elle-même homosexuelle mais n’en parle pas de peur que les gens lui tournent le dos sur le terrain. Elle constate un phénomène de repli identitaire des jeunes des quartiers. Pour Farida, il n’y a pas d’alternative : soit on nie son homosexualité, soit on doit quitter la cité et développer une double vie.

C’est ce qu’a fait Karim. Il a 20 ans, ses parents sont d’origine kabyle. Il se partage entre Paris, où il s’habille avec des tee shirts et des jeans moulants et sort dans les boites gay, et Trappes où sa famille est installée.
Il reconnaît avoir du adopter pendant très longtemps un comportement presque schizophrène pour cacher sa différence. Exemple : draguer des filles, pour faire bonne mesure auprès de ses copains de la cité.

Il y a quelques semaines Karim a décidé de briser la loi du silence. Il a fait son "coming out", c’est-à-dire qu’il a avoué à son entourage son homosexualité. Son père lui a envoyé un texto dans lequel il lui disait : "tu n’es plus mon fils"
Malgré cela , Karim est soulagé de ne plus avoir à mentir. Il appréhende bien sûr de retourner à Trappes et de devoir affronter le regard de ses copains, "mais j’irai", dit-il avec détermination.

Source : France Info

A lire, le témoignage de Brahim : Un homo dans la cité, de Brahim Naït-Balk (éditions Calmann-Levy)

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Chroniques du mal-logement : ces pauvres qui vivent à l'hôtel

Publié le par Stéphane Legrand

 

Je le rencontre sur un banc public situé sur une jolie place du centre gare. Pour respecter son anonymat, nous le nommerons Patrick. Ce banc, c'est un peu son salon, sa salle à manger... car il dors juste en face, dans un hôtel. L'histoire de Patrick, c'est l'histoire d'une vie un peu cabossée. Un emploi d'ouvrier dans l'imprimerie assez bien payé, une famille, des enfants, une maison et des crédits. Puis, le chômage, le déclassement professionnel et social pour cet homme qui a toujours travaillé, une dépression, les crédits qui deviennent de plus en plus difficile à payer, un divorce et la perte de son domicile. Bref, la chute sociale et économique d'une homme qui pourrait être n'importe lequel d'entre nous. Depuis peu, il suit un programme de réinsertion professionnelle, sa bouée de sauvetage. Il remonte enfin la pente avec à la clé une perspective d'embauche par le patron de l'entreprise dans laquelle il suit son actuelle formation. Côté privé, il vit dans une chambre d'hôtel en plein centre d'Aulnay-sous-Bois. C'est loin d'être le plus affreux des logements car il a connu pire. Cependant, une vie à l'hôtel c'est loin d'être la vie de palace avec la nécessité de prendre ses repas à l'extérieur, et cette précarité sans fin. Dès qu'il sera embauché, il souhaite avoir un logement social au plus vite. Le grand souhait de Patrick est de profiter de ses petits-enfants et de les accueillir dignement chez lui et sans la honte d'être une personne assistée.

 

Sur cette même place, Patrick me présente sa voisine, une mère de famille avec ses enfants. Elle m'explique la difficulté de vivre à l'hôtel avec les sacs et les valises posées dans un coin, l'impossibilité de construire un véritable cadre familial, la promiscuité, l'absence de cuisine, les vêtements qu'il faut laver dans le lavabo ou à la laverie automatique. Pour elle-aussi, venir sur cette place est une manière de respirer...tant qu'il fait beau. Bientôt, il fera mauvais et elle devra se cloîtrer dans sa chambre d'hôtel avec ses enfants. Elle ne comprend pas pourquoi on dépense autant d'argent pour la loger à l'hôtel alors qu'avec beaucoup moins elle pourrait vivre en HLM. Tout en parlant, elle surveille ses enfants, sa seule richesse, avec cette angoisse du lendemain.

 

Je prend congé d'eux. Certes, ils ont un toit précaire mais leur vie reste suspendue sans qu'ils puissent se projeter dans l'avenir. Je ne prend même pas la peine de leur parler des stériles discussions sur le logement social dans la ville, des posture des gens bien attentionnés, des dérobades de certains politiques, des égoïsmes étayés par de l'écologie de pacotille... Ce serait rajouter de la colère à leur détresse.

 

Selon la Fondation Abbé Pierre, il y aurait en France, 3.498.800 personnes connaissant une problématique forte de mal-logement et 6.617.000 personnes en situation de réelle fragilité à court et moyen terme (chiffres 2008 tirés du Rapport Mal-logement 2009).

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Sauvegarde de la Poste : organisation du référendum

Publié le par Aulnay Autrement

Suite à la réunion du mardi 22 septembre à la Bourse du Travail,  le Comité Local Unitaire d’Aulnay-sous-Bois contre la privatisation de la Poste a été constitué rassemblant les organisations suivantes : CGT‐MA France, FO, SUD‐PTT, UL‐CGT, NPA, PCF, PRG, PS, LES VERTS.
La mise en place de la votation citoyenne a été organisée sur notre ville afin que le plus grand nombre puisse participer.

Sur quelle question portera le référendum ? La question posée sera la suivante : "Le gouvernement veut changer le statut de La Poste pour la privatiser, êtes vous d'accord avec ce projet ? Oui ou Non ?"

Qui peut voter ? Chaque personne, à partir de 16 ans, munie d’une pièce d’identité (carte d’identité, passeport, titre de
séjour en cours de validité) pourra participer au vote.

Où voter ? Le Comité Local Unitaire d’Aulnay-sous-Bois a mis en place un ensemble de

Le samedi 3 octobre
‐ n°1 : Entrée du C.C Parinor au RDC de 9h à 16h
‐ n°2 : Quartier de la Rose des Vents, les 3000 devant la Poste de 10h à 13h
‐ n°3 : Quartier du Gros Saule devant la boulangerie de 9h à13h
‐ n°4 : Entrée du magasin BRICOMAN de 9h à 16h
‐ n°5 : Quartier des étangs/Merisiers, devant le magasin Penny de 9h à13h
‐ n°6 : Quartier de Mitry, devant le magasin ATTAC de 9h à 13h
‐ n°7 : Quartier du Vieux Pays, entrée de la Poste sur le marché de 9h à13h
‐ n°8 : Quartier Centre Gare, entrée du magasin MONOPRIX de 9h à13h
‐ n°9 : Quartier Chanteloup devant le magasin INTERMARCHÉ de 9h à13h

Les jeudi 1er et vendredi 2 octobre
‐ n°10 : GARE RER, côté gare routière (bus 605/60/15…etc..) de 17h à 20h

Du 28 septembre au 2 octobre
possibilité de vote dans les mairies annexes aux horaires d’ouvertures habituelles
• Centre administratif 16, boulevard Félix-Faure de 8 h 30 à 11 h 30 et 13 h 30 à 17 h
• Mairie annexe du Sud 79, avenue de la Croix Blanche de 8 h 30 à 11 h 30 et de 13 h 30 à 17 h
• Mairie annexe Ambourget 8, rue du 8 Mai 1945 de 9h à 11h30 et de 13h30 à 17h

• Mairie annexe Gros Saule 1-3 passerelle Fleming de 9h à 11h30 et de 13h30 à 17h

Vous trouverez d'autres informations sur le site du Comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal.

Venez nombreux pour sauver le service public postal, mobilisez vos amis et voisins.
Venez voter.

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CLIS, mobilisation citoyenne et schizophrénie politique

Publié le par Stéphane Legrand

Nous vous annoncions dès le 19 septembre dernier, la fermeture d'une CLIS à l'école primaire Nonneville 2 (voir Émotion après la fermeture d'une CLIS à Nonneville 2 ). Cette fermeture aurait non seulemnt privé d'accès à l'éducation de jeunes aveugles mais aussi fait perdre à cet établissement son statut d'école spécialisée.

Cette fermeture est désormais annulée grâce à une forte mobilisation tant des enseignants et de leurs syndicats, des parents d'élèves qui ont fait signer une pétition, que des élus qui ont fait le siège de l'inspection. Les blogs n'étaient pas en reste pour se mobiliser tant vos serviteurs d'Aulnay Autrement que le vénérable Monaulnay.com .

Outre la mobilisation du maire et de Nicole Siino adjointe en charge de l'éducation, on saluera à juste titre l'intervention affichée du député Gérard Gaudron.

Sans mettre en cause l'hônnêteté de la démarche de monsieur Gaudron, qui a tout à fait le droit de s'indigner du sort ainsi réservé à des enfants handicapés, on ne peut que souligner toutes les contradictions de ses choix politiques.
En soutenant sans faille la politique de l'actuel gouvernement en matière d'éducation, il cautionne ainsi les coupes claires dans les effectifs enseignants de l'éducation nationale (-11.200 postes en 2008, -13.500 postes en 2009 et sans doute beaucoup plus en 2010). Il ne faut ainsi pas s'étonner que cette politique se traduise par des suppressions de postes aveugles (sans jeu de mot) sur le terrain. Les postes de RASED en font déjà les frais. La semaine dernière, c'était la CLIS de Nonneville 2.

Les aulnaysiens ont sauvé un poste pour accueillir dignement ces jeunes aveugles qui eux aussi ont un droit à l'éducation. Ne doutez pas qu'ailleurs sur l'Académie de Créteil, un autre poste sera supprimé pour satisfaire aux critères bubgétaires de Bercy.

Publié dans éducation - formation

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