Grenelle des antennes téléguidé par les lobbies

Publié le par Stéphane Legrand

L'opération de greenwashing de Nicolas Sarkozy initiée avec le "Grenelle de l'Environnement" se poursuit alègrement avec le "Grenelle des antennes".

: celui de l'emploi, de la réglementation du travail,  du chômage, de la fiscalité, des libertés individuelles, etc


Le fameux Grenelle des antennes pendant lequel on devait tout déballer et confronter sans parti pris les différentes positions qu'elles viennent des industriels, du monde médical ou des associations de défense de l'environnement. En fait de dialogue sans tabou, la lettre de mission de François Fillon écartait d'office toute référence à la dangerosité des antennes relais (dernier paragraphe).

Ce nouveau Grenelle était totalement verrouillés par le Premier Ministre, qui écarte d’entrée du débat toutes hypothèses de risques biologiques et sanitaires. Ce nouveau Grenelle n’est pas qu’un "mirage", mais aussi de facto une manoeuvre destinée à faire perdurer un état favorable aux sociétés commerciales de téléphonies mobiles, ce qui est scandaleux par rapport aux cas de détresses des électro-hypersensibles . De plus il est constaté que ce Grenelle sème le doute et la confusion dans l’esprit de la population, ceci est donc totalement contre-productif en terme de salubrité publique. L'association Agir pour l’Environnement "estime que les associations présentes au Grenelle des antennes relais n’ont qu’un rôle de faire-valoir et qu’elles n’ont pas la possibilité d’exprimer leurs idées."

L'association Robin des Toîts déplore l'absence de résultats de ce Grenelle avec cette formulation : un petit pas pour Robin des Toits, un grand pas pour le gouvernement. La mise en place d'une expérimentation grandeur nature du seuil de précaution sanitaire de 0.6V/m défendu par les scientifiques internationaux indépendants a été évoquée. Et bonne nouvelle, parmi les villes candidates figure la ville d'Aulnay-sous-Bois.

Encore quelques utilisations de ce genre et le mot "Grenelle" va finir par rimer avec foutage de gueule. Dans l'immédiat, nous redoutons plus que tout les futurs "Grenelle" organisés par Nicolas Sarkozy, François Fillon ou Jean-Louis Borloo !

Publié dans environnement

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Portiques de sécurité : propagande et réalité

Publié le par Stéphane Legrand

L'annonce faite le 21 mai dernier par Xavier Darcos, l'actuel ministre de l'éducation, en ouverture du congrès de la
PEEP, de la mise en place d'un véritable arsenal sécuritaire dans les établissements scolaires a soulevé un véritable tollé. Outre les très contestables fouilles, le ministre a récupéré une très vieille idée d'un de ses prédécesseur, François Bayrou, la mise en place de portiques de détection à l'entrée des établissements.

Pour mieux comprendre cette mesure, nous avons pris un exemple extrême mais concret. Nous avons décidé de projeter cette mesure sur un établissement aulnaysien bien particulier, le Collège Le Parc, qui a la particularité d'être éclaté sur trois sites disctincts : l'annexe Barrault où sont regroupés environ 500 élèves de 6e et 5e, l'annexe Le Parc où sont regroupés 500 élèves des classes de 4e et 3e, et enfin l'annexe Solbès qui réunit l'administration, la restauration scolaire, la bibliothèque et le gymnase.


Pour cette simulation, nous avons pris pour hypothèse que compte tenu du coût matériel et humain de la mesure sans doute supporté par les collectivités locales, qu'il ne pouvait être installé au total que 3 portiques, un portique par site. A chaque portique, nous avons placé deux agents de sécurité, un pour la gestion du portique et un autre pour la fouille des cartables.

Nous sommes partis sur une hypothèse de 20 secondes par passage, hypothèse qui prend en compte les divers objets (boucles de ceinture, bijoux, tiges métalliques dans les chaussures, etc) susceptibles de ralentir le flux. Sur cette hypothèse, il faudrait donc 10.000 secondes soit 2 h 46 mn pour faire entrer le matin les élèves dans les annexes Le Parc et Barrault.

A la pause méridienne, nous avons estimé qu'environ 500 élèves soit 50 % des effectifs déjeunaient au restaurant scolaire. Ce qui fait 2 h 46 mn pour accèder à ce restaurant sis dans l'annexe Solbès.
Au retour des cours de l'après-midi, ce sont de nouveau 1.000 élèves (externes et demi-pensionnaires) qui devront de nouveau se rendre dans les classes dans les annexes Le Parc et Barrault. soit 2 h 46 mn de queue supplémentaire !

Vous l'avez bien compris cette mesure est techniquement irréaliste et inapplicable. Et cela même si le très tendancieux institut de sondage d'opinion Opinion Way prétend que 81 % des français y seraient favorables.

Les problèmes de sécurité restent certes présents dans les établisssements scolaires. Il ne s'agit pas d'en nier la réalité, ni d'en exgérer la fréquence. La conclusion est sans doute dans ce témoignage recueilli dans un forum internet :

"J'ai été " pion " dans un lycée de banlieue de 1967 à 1970 ( 1968 compris donc ). Je vous assure que nous avons toujours maitrisé la situation. Les élèves n'étaient pas plus vertueux, et les surveillants plus sévères.
Nous étions simplement...plus nombreux".

Le ministre de l'éducation ne s'inscrit finalement que dans le cadre généralisé et orchestré de la résurgence d'un discour sécuritaire destiné à cacher aux français la situation dramatique de l'économie et de l'emploi.

Publié dans éducation - formation

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La loi Hadopi instaure l'ère du logiciel espion

Publié le par Stéphane Legrand

La loi Hadopi nous plonge de facto dans l'ère de Big Brother avec l'instauration du flicage obligatoire des données contenues dans votre ordinateur.

Comme le rappelle fort justement le site Backchich.info, la loi Hadopi prévoit la mise en place d'un "logiciel de sécurisation", c'est à dire un logiciel destiné à espionner les données entrantes et sortantes de votre ordinateur. Ces logiciels seront obligatoires, payants et non interropérables, Christine Albanel en ayant refusé la gratuité. Le bon père de famille est supposé acheter et mettre en place un tel logiciel. De même, le mauvais internaute (au sens de la loi Hadopi) mis en cause devra l'installer de façon à réduire sa peine (coupure d'Internet).

Cette intrusion dans des données personnelles, y compris la correspondance par emails, (donc du courrier privé) peut faire craindre des atteintes à la vie privée et des dérives inquiétantes. Dans l'immédiat, le futur de la loi est entre les mains du Conseil Constitutionnel qui devra se prononcer sur le recours des députés Socialistes, Verts et Communistes. Ce recours s'appuie sur onze points d’inconstitutionnalité visant à une censure, totale ou partielle, du texte adopté le 13 mai dernier par le Sénat.

A cette heure, on ignore si les aulnaysiens pourront se procurer le logiciel officiel dans l'un des deux points de vente agréés, place du général Leclerc ou place Camélinat. Nous n'hésiterons pas à vous prévenir.

Une autre bataille se profile avec le projet de loi dit LOPSI2 (Loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure) qui, selon PCimpact, devrait permettre à la Police d'installer des mouchards légaux, de véritables chevaux de Troie sur les ordinateurs de suspects. A croire que MAM a lu et relu les exploits de Lisbeth Salander, l'héroine de Millenium !

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Chaussat et Gaudron, partisans du CDG-Express ?

Publié le par Bernard Joseph

Le très contreversé projet de liaison rapide entre la capitale et l'aéroport de Roissy ressort à l'occasion des élections européennes. Ce projet qui devrait s'appuyer sur un montage de type Partenariat Public-Privé (c'est à dire les bénéfices au privé et les dettes et déficits au public) est un projet non viable économique et extrêmement préjudiciable au tissu économique de notre département.

Cette liaison est inscrite dans le programme (si on peut appeler cela programme !) européen de l'UMP. Et aussi en noir sur blanc sur le dernier tract UMP que distribuaient dimanche dernier nos deux compères de la droite aulnaysienne, Gérard Gaudron et Jacques Chaussat !

Étonnant double langage de monsieur Gaudron qui en 2003 avait qualifié le CDG Express de "mauvaise solution pour une bonne idée". Le 13 décembre 2007, le conseil municipal qu'il dirigeait s'était prononcé contre le projet à quelques jours de la clôture de l'enquête d'utilité publique.

Soit ces deux monsieurs ne lisent pas leur propagande électorale, soit rien n'est trop beau pour complaire au petit maître de la rue de la Boétie.

Publié dans transports

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Deux ans...en humour

Publié le par Stéphane Legrand




























Deux années de mandat présidentiel vu par Chimulus, Laurent et Bar.
Grâce à Aulnay autrement, vous aussi, vous pourrez dire "Sarkozy, je te vois".

Nous reviendrons plus en détail sur les anniversaires politiques.

Publié dans humour et humeur

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