Fin d'année et bonnes résolutions sur Aulnay Autrement

Publié le par Bernard et Stéphane

Voilà déjà un trimestre qu'Aulnay Autrement existe tant grâce à ses rédacteurs qu'à ses très nombreux lecteurs, et aussi ses fidèles commentateurs.Merci pour vos compliments et aussi vos nombreuses critiques.

Pour cette fin d'année, nous avons mis de côté les sujets qui fâchent et donc la dizaine d'articles que nous avons sous le feu.

S'il y a un seul message que nous souhaitons faire passer en cet fin d'année, c'est de pousser vos proches non inscrits sur les listes électorales à le faire jusqu'au 31 décembre. La démocratie ne peut que gagner de la participation d'un maximum des citoyens.
Faîtes tous entendre vos voix, inscrivez-vous sur les listes électorales.

Dans les bonnes résolutions pour 2009, il s'agit avant tout pour nous de passer à la vitesse supérieure. A commencer par résoudre les problèmes techniques liés à la gestion des commentaires.
Au niveau rédactionnel, nous sommes en train d'essayer de convaincre une femme spécialiste de l'insertion et de la grande précarité de nous rejoindre pour des sujets sociaux et sociétaux pointus. Et puis dans ce monde machiste de la blogsphère aulnaysienne, un petit peu de féminité ne nous fera pas de mal.
Enfin, l'ergonomie et la présentation du site sont bien sûr appelées à être améliorées.

Aulnay Autrement vous souhaite de

Bonnes Fêtes et une Bonne et Heureuse Année 2009.

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Pôle Emploi : des débuts déjà difficiles

Publié le par Stéphane Legrand

Pôle Emploi, la nouvelle structure née de la fusion de l'ANPE et des Assedic devrait connaître des débuts bien difficiles. Le Pôle emploi a été créé officiellement vendredi avec la réunion du conseil d'administration fondateur, qui a élu Dominique-Jean Chertier comme président de cet organisme issu de la fusion ANPE-Assedic et donné un avis favorable à la nomination du directeur général Christian Charpy. Le CA a aussi approuvé le budget annuel de 4,5 milliards d'euros, les mandats de gestion entre l'Unedic et Pôle emploi concernant le versement des allocations chômage et le recouvrement, la mise à disposition des biens des Assedic et le dispositif des aides aux chômeurs.

Un Noël sans allocations
La très difficile conjoncture économique qui frappe les français contribue à engorger les actuelles structures. Début décembre, la direction de l'UNEDIC reconnaît que 95.000 dossiers restaient en souffrance au niveau national. D'après certaines sources syndicales, le véritable chiffre serait de 150.000 dossiers, avec des délais de traitement de deux mois. Dans certaines antennes des Assedic, on donne des rendez-vous pour la mi-janvier alors que le délais théorique est de conq jours.
Les personnels d'accueil sont confrontés à la grogne et à l'agressivité croissante des demandeurs d'emploi. Une situation bien difficile mais compréhensible : qui va payer leurs factures et leurs crédits pendant ces délais de traitement ?

Une fusion avec beaucoup d'incertitudes
La fusion est souvent perçue comme hâtive par les employés des deux entités. Les employés des Assedic rélisent plutôt un travail d'accueil téléphonique alors que ceux de l'ANPE ont un contact direct avec les demandeurs d'emploi.
Tant pour les uns que pour les autres, le changement est difficile et leurs nouvelles fonctions ne cadrent pas forcément avec leurs aspirations et leurs façons de travailler.
Les syndicats se plaignent d'avoir été tenu à l'écart dans la mise en oeuvre de cette fusion déplorant une insuffisance de communication de la part des directions respectives et du ministère, fustigeant "une communication suffisante et une insuffisance de communication".
Une appel à la grève est déjà prévu pour le 6 janvier 2009.
D'après le site du gouvernement : "Quelque 100 guichets uniques seront ouverts dès janvier et 30 % du réseau sera en configuration "guichets uniques" à la fin du mois de mars. Pour informer les demandeurs d’emploi, un site internet pole-emploi.fr fonctionnera dès le 2 ou 3 janvier et une plate-forme téléphonique, le 39 49, démarrera le 5 janvier.  A partir de février 2009, sera progressivement mis en place le dispositif du référent unique, en charge à la fois de l’accompagnement du demandeur d’emploi et de son indemnisation. Le dispositif sera généralisé en septembre ainsi que l’entretien unique pour les nouveaux demandeurs d’emploi et l’offre de services renforcées aux entreprises."



Le Pôle à Aulnay
D'après nos informations, le guichet unique d'Aulnay-sous-Bois devrait se situer dans les locaux actuels de l'ANPE, rue Nicolas Robert (ZI des Garennes).
Nous espérons que la fusion se passera bien au niveau local. Nous avons fait un petit sondage sur d'autres villes dans le département et en Île de France. Certaines agences sont encore dans l'incertitude en particulier à cause de la taille des locaux souvent trop exigue pour accueillir l'ensemble des personnels.

Publié dans social

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Audiovisuel : soutien à l'appel de Libre Écran

Publié le par Aulnay Autrement

Aulnay Autrement apporte son soutien au collectif Libre Écran dont nous relayons l'appel.

Appel pour un service public d’information indépendant

Nous ne sommes ni journalistes, ni acteurs des médias. Nous sommes des citoyens engagés ou non, et nous nous sentons plus que jamais concernés par la nécessité de préserver un service public de l’information, de qualité et indépendant du pouvoir politique.

Le climat exécrable qui règne depuis plusieurs mois autour de la question de la liberté des médias nous laisse craindre une sérieuse remise en cause du droit à l’accès à l’information que nous considérons comme être un principe démocratique fondamental.

La liberté d’expression en danger

Les projets de loi sur la réforme du service public de l’information, et notamment de l’audiovisuel, exacerbent nos craintes. Sous prétexte de vouloir « libérer » France Télévisions et Radio France de la « dictature de l’audimat », ce projet de loi acte dans les faits la reprise en main de l’information publique par le pouvoir politique.

Par l’étranglement financier que constitue la suppression de la publicité sans contreparties pérennes et par la nomination directe des Présidents de France Télévisions et Radio France par l’Elysée, c’est à l’indépendance et la diversité des chaînes publiques d’information que le gouvernement s’attaque.

Comme au temps de l’ORTF, la direction des chaînes publiques sera sous la tutelle directe du Président de la République et du Gouvernement. Que se passera-t-il si un reportage ne plait pas ou le présentateur est trop subversif ? La ligne éditoriale sera directement sous contrôle et la diversité des programmes en sera largement affectée.


Notre exigence : le retrait des projets de loi


Parce que nous refusons
qu’une hypothétique dépendance à la publicité soit remplacée par une dépendance politique et financière,

Parce que nous refusons de subir les conséquences néfastes pour la liberté de la presse et pour le droit à l’information que nous jugeons être un droit démocratique fondamental,

Parce que nous refusons que soit mis à mal l’existence même des directions régionales (de France 3 notamment), nécessaires à un traitement de proximité de l’information,

Nous demandons le retrait immédiat des actuels projets de loi concernant la réforme de France Télévisions et Radio France et qu’un véritable débat national ait lieu sur le sujet.

SIGNEZ L'APPEL



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Le prix politique du gaz

Publié le par Stéphane Legrand

Alors que la baisse du pouvoir touche de plus en plus de français, l'augmentation ininterrompue du prix réglementé du gaz met en cause l'accessibilité du plus grand nombre à cette source d'énergie.

Depuis 1946, Gaz de France était le service public national du gaz en France.

En 2004, la loi 2004-803 du 9 août 2004 transforme l'EPIC en société anonyme et autorise sa privatisation partielle en limitant à 30 % la part d'intérêts. A l'époque, le ministre de l'économie, un certain Nicolas Sarkozy, jure que l'État ne descendra pas en dessous du seuil de 70% fixé par la loi.

Toutefois la situation a continué d'évoluer. Officiellement pour contrer la menace d'OPA hostile de l'Italien ENEL sur le groupe privé SUEZ, le 25 février 2006 le gouvernement UMP annonce la fusion de GDF avec Suez.

Les promesses de Sarkozy et ses reniements
Pour de nombreux français, cette fusion est en fait une privatisation déguisée de Gaz de France car la participation de l'État doit mécaniquement baisser non seulement en dessous du seuil de 70% fixé par la loi de 2004 préparée par le ministre de l'économie Nicolas Sarekozy mais aussi en dessous des 50 %. A l'inverse, en Belgique, plusieurs responsables politiques se sont inquiétés du contrôle par l'État français d'une part importante de la production et distribution d'énergie en Belgique. Le niveau exact de la participation publique dans l'éventuel ensemble fusionné est tributaire de la nature exacte de la fusion et des valorisations respectives des deux sociétés. Un niveau de 34% de participation publique fut évoqué dans un contexte fortement polémique. Nicolas Sarkozy prétend s'être opposé pendant plusieurs mois au projet de Dominique de Villepin, pour ensuite accepter la proposition gouvernementale.

La solution : faire payer aux consommateurs le coût de la fusion
La fusion des deux groupes a tardé, le temps que Nicolas Sarkozy se décide à se rallier aux choix industriels de Dominique de Villepin. Dans le même temps, il y avait dans l’évolution des valorisations des deux groupes un problème de bouclage financier. Il fallait soit que GDF grossisse ou que Suez maigrisse, en tous cas il n’était guère possible que de l’argent public soit versé à des actionnaires privés pour qu’ils prennent le contrôle d’une entreprise publique (la soulte de 1 euro était passée à 5 euros par titre Suez). Un des solutions trouvées consistait à filialiser Suez Environnement et à en distribuer les actions à hauteur de 65% aux actionnaires actuels de Suez.
L'autre solution a été de faire grossir GDF en utilisant la recette simple de l'augmentation du prix du gaz, donc en faisant payer le consommateur.
Ainsi, le consommateur a financé la fusion GDF-Suez. Bien sûr, le président de GDF, Jean-François Cirelli a bien réfuté cet argument dans l'augmentation ininterrompue du gaz. Il est allé jusqu'à dire que GDF subventionnait la molécule (c'est à dire que GDF vendait à perte) alors que sa société engrangeait des milliards d'Euro de bénéfices et faisait sans cesse le siège du ministère des finances pour augmenter le tarif réglementé du gaz.

Du monopole public aux oligopoles privés
Le marché européen de l’énergie sera animé par un oligopole de champions européens nouant des rapports de puissance avec les Etats-entreprises russe, algérien et arabe pour l’approvisionnement pétrolier et gazier. La stratégie de libéralisation européenne fondée sur la multiplication des nouveaux entrants, la désintégration verticale des groupes européens, la régulation concurrentielle de Gazprom, pour assurer la compatibilité des objectifs de compétitivité et de sécurité d’approvisionnement, n’est guère crédible. La fusion de Suez et de GDF renforce l’oligopole européen et rend plus vraisemblables les accords de réciprocité avec Gazprom ou Sonatrach : ouverture du marché contre accès direct à la ressource énergétique.


L'hyper-Président et les amis actionnaires
Difficile de comprendre la conversion de Nicolas Sarkozy. Dans cette affaire, un président a pour la première fois effacé Matignon, Bercy et Grenelle pour négocier avec un actionnaire individuel belge (1) les termes d’une fusion-scission.  Les liens d'amitiés ont-ils favorisé la réalisation de la fusion ? Difficile de se prononcer.

La réalité : un prix du gaz gonflé
Le 22 mai 2008, l'or noir a explosé la barre de 135 dollars le baril, pulvérisant les records atteints lors du choc pétrolier de 1979-1980. Cinq mois plus tôt, il avait allégrement franchi le seuil mythique de 100 dollars. Aujourd'hui, les analystes de la banque américaine Goldman Sachs, qui jugeaient possibles il y a quelques mois des pics à 200 dollars, avancent désormais que le baril pourrait tomber prochainement à 30 dollars.
Alors que six mois plus tôt, GDF justifiait la hausse du prix du gaz par l'augmentation du prix du pétrole (dans la réalité, les liens entre ces deux cours ne sont pas aussi systématiques), la baisse du prix du baril n'a eu aucun impact sur la facture du consommateur final.

Aujourd'hui, on nous promet une révision du prix au printemps. Mais, c'est maintenant que les français ont besoin d'une énergie à un prix raisonnable pour se chauffer...

(1) il s'agit du milliardaire belge Albert Frère, premier actionnaire individuel du groupe GDF-Suez réputé proche de Nicolas Sarkozy. Il est actionnaire du Groupe Bruxelles-Lambert et du holding suisse Pargesa détenu à part égale avec la famille canadienne Desmarais. Nicolas Sarkozy est aussi un proche de Paul Desmarais. Ce dernier était ainsi de la fête tenue au Fouquet's pour célébrer l'élection du nouveau président français le 6 mai 2007. En 2004, Nicolas Sarkozy a séjourné au domaine de Sagard au Québec appartenant à Paul Desmarais. Le 16 février 2008, Paul Desmarais a été fait Grand-Croix de la légion d'honneur.

Publié dans économie

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Les mille vies de Gérard Gaudron

Publié le par Bernard Joseph

Combien y-a-t-il de monsieur Gérard Gaudron ? C'est à cette interrogation qu'est arrivée la rédaction d'Aulnay Autrement.

 

Alors que la grande passion de la droite aulnaysienne est de tout quantifier et de faire des additions et des multiplications sur tout et n'importe quoi, nous nous sommes penchés sur l'activité du député d'Aulnay-sous-Bois et des Pavillons-sous-Bois.

 

Nous avons étudié la journée du 20 novembre dernier.
En consultant son très utile site internet de parlementaire  
http://www.ggaudron.fr/, on apprend que pour cette journée notre député participait à trois scéances publiques à l'Assemblée Nationale : à 9h30, 15h00 et 21h30.
La scéance de 15h00 s'est terminée à 20h20 sur un débat relatif à la législation funéraire. A 21h30, la scéance a repris le débat sur la législation funéraire jusqu'à 23h15.

Quelle santé ! Mais, depuis 2007, nous le savions déjà totalement occupé par ses fonctions de député. Même trop à en croire certains de ses supporters de droite qui estimaient qu'il négligeait les affaires de la ville depuis 2007.

 

Toujours pour la journée du 20 novembre dernier, nous le retrouvons, oh surprise, à 21h30 en plein conseil municipal à Aulnay-sous-Bois, dans la salle Chanteloup. Là, pas d'erreur, c'était filmé et il y avait des témoins.

Pas à dire, les contribuables aulnaysiens en ont pour leur argent. Dans la grande lignée de Bernard Tapie, le nouvel et coûteux ami de Sarkozy, notre député réussit l'exploit d'être à deux endroits différents à la même heure. A la fois dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale en plein coeur de Paris et dans la salle Chanteloup à Aulnay-sous-Bois !

On peut s'interroger sur l'activité parlementaire de notre député. Son site est-il destiné à donner une fiction d'activité, à masquer le néant de son action ?
A quoi cela sert-il d'avoir un député UMP à Aulnay ?
Un des projets importants pour la ville, le demi-échangeur d'autoroute de Bondy-Nord a été enterré par le gouvernement UMP. Les effectifs de la Police Nationale n'ont pas été augmentés. L'État s'est même désengagé de la requalification de la N2. Quant à l'argent du PRU...
 A quoi sert-il d'avoir envoyé Gérard Gaudron à l'Assemblée s'il n'est même pas capable de défendre les intérêts de ses propres concitoyens et encore moins celui de ses propres électeurs ?

Il est clair que vous ne trouverez sans doute par les réponses sur http://www.ggaudron.fr/

 

Publié dans politique locale

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