Le 18 mai, ni Ouadah, ni Ramadier, votez blanc !

Publié le par Laurent Comparot

Le 18 mai, ni Ouadah, ni Ramadier, votez blanc !

Le dimanche 11 mai avec 62,34 % du corps électoral, les aulnaysiennes et aulnaysiens ont majoritairement le choix de l'abstention.

Cette abstention massive a hélas profité à deux candidats vieux routiers de la droite aulnaysienne. Ce sont ces deux candidats que les électeurs devront départager ce dimanche.

- d'un côté Billel Ouadah, candidat d'En marche, le parti ni Gauche, ni Gauche d'Emmanuel Macron. Depuis de très nombreuses années, monsieur Ouadah a été parti prenante de toutes les combinaisons politiques sur Aulnay-sous-Bois, navigant au gré des opportunités entre droite dure et centre droit. Ce monsieur présente la faculté de n'apparaître qu'en période électorale. Aussi, son dernier coup d'éclat est d'avoir fait imposer par les dignitaires nationaux d'En Marche sa candidature à ces législatives au grand dam de très nombreux militants locaux. Il est hors de question d'apporter un quelconque soutien et encore moins de voter pour un tel personnage qui votera en bon godillot macroniste les ordonnances pour détricoter le code du travail, mais aussi les nouvelles lois liberticides qui transposeront les dispositions de l'état d'urgence dans le droit commun.

- de l'autre Alain Ramadier, autre vieux routier de la politique, partie prenante de toutes les majorités de droite, celle de Gérard Gaudron hier, comme celle de Bruno Beschizza aujourd'hui. Il aurait été éventuellement envisageable de voter pour une personnalité de droite indépendante et éclairée qui aurait su faire prévaloir les intérêts des aulnaysiens à l'Assemblée Nationale. Mais monsieur Ramadier n'est pas fait de ce bois là. Bon petit soldat par le passé, il est pour cette élection le candidat officiel mais sans relief de Bruno Beschizza dont la gestion de la ville est si catastrophique. Plus de 20 ans de mandats et pourtant son bilan politique est si léger qu'il a même oublié de mentionner dans sa propre biographie électorale qu'il avait été conseiller régional entre 1998 et 2004 et encore une fois entre 2004 et 2010. Pour quelles actions ? Pour quel bilan ? Monsieur Ramadier au mieux votera toutes les lois liberticides ou d'inspiration libérale proposées par Macron, au pire se ralliera au bloc d'Édouard Philippe suite à la scission de la droite qui aura lieu après ces élections.

C'est pourquoi nous préconisons un vote blanc franc et massif ce dimanche pour ne pas apporter une seule voix à ces deux candidats, pour ne pas cautionner deux candidats de droite qui voteront pour le détricotage de la réglementation du travail, des lois liberticides ou encore contribueront à la paupérisation des collectivités locales en supprimant en partie leurs recettes fiscales et en baissant les dotations de l'État.

Le dimanche 18 mai, votez blanc !

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