Législatives 2017 : Ramadier, le candidat Beschizzo-compatible

Publié le par Laurent Comparot

Alain Ramadier en 2014 sur le blog de l'Union Pour Aulnay

Alain Ramadier en 2014 sur le blog de l'Union Pour Aulnay

Les élections législatives de 2017 se feront à Aulnay-sous-Bois sans la candidature de Bruno Beschizza. Jusqu'à présent, ce dernier figurait un peu comme le candidat-à-tout et l'élu-de-tout allant jusqu'à cumuler entre autres son mandat de maire d'une ville de plus de 80.000 habitants avec un mandat de conseiller régional et un mandat de conseiller départemental.

Il faut dire que la cote de monsieur Beschizza est en chute libre depuis les dernières élections régionales. Alors, c'était la seule tête de liste départementale de la région a avoir été battue par la Gauche plurielle. Une défaite qui l'a sans doute privé d'une vice-présidence dans l'assemblée régionale de Valérie Pécresse. La défaite au premier tour de la primaire de Nicolas Sarkozy a été le coup de grâce pour celui qui lui doit son ascension fulgurante au sein de l'appareil policier et en politique. Comme tous les autres sbires de l'ancien président, il n'y a pas de raison pour que Bruno Beschizza ne passe pas un peu de temps dans le purgatoire du fillonisme, histoire de méditer sur la déférence à adopter envers l'ancien "collaborateur" devenu futur présidentiable.

Ce sera donc le bien terne Alain Ramadier qui portera les couleurs de LR sur la circonscription et prendra le risque de tester la popularité réelle des Républicains après bientôt trois années de gestion catastrophique et stérile de notre ville. Que dire de monsieur Ramadier, éternel élu godillot de la majorité municipale, sans réel charisme, ni personnalité, quasi-inconnu de ses administrés malgré des années à user les bancs de la salle du conseil municipal. Qui se souvient même qu'il a été élu au conseil régional entre 2004 et 2010 sans qu'on ne connaisse ni son action, ni son bilan ! Qui donc connaît son actuelle délégation ? Sa principale qualité n'est-elle finalement pas celle commune à bon nombre d'élus de la majorité municipale, n'avoir ni envergure, ni ambition pour ne pas faire d'ombre à notre maire bienaimé ?

Encore une fois, Franck Cannorozzo fait les frais de ce choix. Ce dernier avait déjà été écarté aux élections municipales de 2014 au profit du parachutage de Bruno Beschizza. C'était rebelote pour les élections départementales et les élections régionales. Aujourd'hui, on lui préfère Alain Ramadier. Si nous sommes loin de partager les idées et le bilan de Franck Cannarozzo, force est de constater qu'il a toujours été un élu de terrain très présent y compris pendant la période toujours difficile de l'opposition municipale, et qu'il le sera toujours quand monsieur Beschizza aura trouvé mieux ailleurs.

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