Oxygène n°212 - mai 2015 décrypté

Publié le par Aulnay Autrement

Oxygène n°212 - mai 2015 décrypté

Nous poursuivons cette rubrique du décryptage d'Oxygène, le mensuel municipal. Ce mois-ci, la maquette est déclinée en... euh, c'est quoi cette couleur ?

Le dossier de ce numéro est un très énigmatique "dossier PLU - Budget" sans qu'on ne comprenne véritablement le lien entre le budget déjà adopté et le révision du PLU (Plan Local d'Urbanisme).

Page 3 : pluralisme oblige, voici de nouveau la page réservée au maire qui introduit les deux principaux sujets de ce numéro le budget déjà adopté et le révision du PLU (Plan Local d'Urbanisme).

Page 5 : Bruno Beschizza qui grâce aux voix du Front de Gauche est aussi président du SEAPFA (Syndicat d'Équipement et d'Aménagement des Pays de France et de l'Aulnoye) inaugure enfin l'Espace Pierre-Peugeot. Initialement prévue le 12 décembre 2014, cette inauguration n'a finalement eu lieu que le 8 avril 2015. Dans ces mêmes colonnes, nous avions relaté cette affaire : le maire d'Aulnay-sous-Bois et la direction de PSA avaient oublié que cet équipement était occupé de plein droit par une association des salariés du site automobile. Le président du SEAPFA, en l'occurence Bruno Beschizza avait tenté de déloger cette association en envoyant monsieur Philippe Thiebaut, directeur général du SEAPFA ou encore madame Sarah Aït Khedache, supposée gérante du site.

A cette heure, le mode d'attribution des plages horaires d'occupation des salles de cet équipement semble assez obscure. De nombreuses associations sont bien sûr intéressées mais semblent dans l'expectative quant aux possibilités offertes et la juste répartition des facilités offertes par cet équipement.

Pages 9 à 12 : " Le fameux dossier sur le budget " : encore une fois, Oxygène revient sur les questions budgétaires alors qu'elles ont été réglées lors du vote du budget. On en remet une couche sur les difficultés budgétaires de la ville. Certes, il y a des constats justes comme celui du fameux effet ciseaux constaté dès 2008 avec l'arrivée de l'équipe de Gauche menée par Gérard Ségura : une augmentation plus forte des dépenses qui à un moment va dépasser l'évolution des recettes. Déjà à l'époque, on payait le laxisme budgétaire de la droite avec une fonction publique territoriale peu efficace qui avait connu une croissance irraisonnée sous le mandat de Gérard Gaudron, le maire UMP de l'époque. Nous continuons  à payer ce laxisme avec une accélération du mouvement à cause du glisssement ancienneté/technicité de la masse salariale. Dans le même temps, notre capacité d'investissement s'est effondrée au moment même où la ville a dû investir de façon décisive : suivi des engagement du plan de renouvellement urbain initié par Gérard Gaudron, déconstruction et désamiantage de l'usine d'amiante en coeur de ville, remise à niveau du patrimoine immobilier municipal délaissé au cours du quart de siècle de gestion par la Droite municipale.

Page 9 : le graphique présenté montre bien que la gestion de Bruno Beschizza nous conduit droit dans le mur avec une incapacité à maîtriser la masse salariale qui a encore augmentée en 2014 avec de nouvelles embauches nettes malgré l'hémorragie de départ qu'a connu l'encadrement de la ville et une incapacité à sanctuariser de nombreux crédits et subventions.

Page 10 : Voilà l'illustration de l'effet ciseaux sus-mentionné et surtout les perspectives qui démontrent l'incapacité de l'équipe actuelle à maîtriser le budget en le laissant filer. Certes, elle prétend vouloir agir sur les dépenses mais dans le même temps démontre son incapacité à trouver des ressources suffisantes pour assurer son équilibre de façon pérenne ne serait-ce qu'en attirant de nouvelles entreprises pourvoyeuses d'emplois et de taxes locales ou en s'impliquant dans une démarche volontariste en faveur de la réindustrialisation du site de PSA.

Page 11 : La page bourrage de mou fiscal avec les mots d'ordre qui sont attractivité et responsabilité selon Oxygène. En réalité, ce sont plutôt les antonymes qu'il faudrait plutôt mettre en avant : répulsion et irresponsabilité. Force est de constater que rien n'a été fait pour attirer de l'activité économique sur les 15 derniers mois et que de plus la remise en question de certaines décisions essentielles à la redynamisation du tissus économique de notre ville ont été plus que néfastes. De plus, les décideurs économiques peinent à trouver au sein des élus de la majorité des interlocuteurs engagés et compétents susceptibles de les conforter dans le choix de leurs investissements sur Aulnay-sous-Bois. Le choix opéré en début de mandat par Bruno Beschizza de laisser les mains libres à PSA sur le plus grand espace foncier en devenir de la commune (près de 180 hectares) est une immense erreur. Il laisse cours à la spéculation immobilière et foncière alors qu'il aurait fallu laisser agir les pouvoirs publics pour parvenir à une sanctuarisation économique et industrielle pourvouyeuse d'emplois et de rentrées fiscales. Enfin, la courbe présentée est trompeuse car elle illustre l'absence inconsidérée d'investissement durant les années Gaudron et son contre-coup avec les investissements massifs sus-mentionnées.

Sur la même pas, on découvre l'interview "au secours, on va tous mourir" de Stéphane Fleury, le maire adjoint aux finances qui subit plus qu'il n'anticipe la réalité budgétaire de la ville. L'ex-blogueur anti-gauche noircit bien sûr la situation car cela peut toujours servir dans le futur quand il devra se résoudre à augmenter les impôts et à l'expliquer auprès des électeurs trompés. Il parle aussi d'optimiser les dépenses mais faut bien comprendre que les aulnaysiens seront les premiers victimes des réductions des prestations de la ville à commencer par les enfants, les écoliers dont le maire à refuser la mise en place des rythmes scolaires et les familles. Quant à la réforme promise, il s'avère que les priorités du maire seront favorisées aux détriments des fondamentaux pour la population. Les rodomontades sécuritaires propres à assurer son ascension politique au sein de l'ex-UMP ou encore sa politique géneureuse auprès de certains groupes communautaristes et religieux ne subissent pas de réductions budgétaires. Ce qui n'est pas le cas de services fondamentaux pour la population comme l'éducation ou les services sociaux ou encore le domaine de la culture sévèrement amputé.

Page 12 : Une petite explication de texte sur les notions de budget primitif et de budget rectivicatif qui montre bien que la ville navigue désormais à vu avec d'une côté des dépenses non maîtrisées et de l'autre des crédits alloués mais sans doute largement amputés dans le courant de l'exercice. Bref une gestion à la petite semaine qui augure mal de la saine gestion de la ville pour cet exercice et les suivants. Privé des excédents budgétaires hérités par l'ancienne équipe de Gauche, la droite municipale est désormais face à ses propres responsabilités.

Pages 13-17 : Le dossier sur la révision du PLU avec de vagues orientations très abstraites et peu précise : une vision publicitaire et idyllique de notre ville. A noter, dans tous les documents de cette révision du PLU une foultitude de photographies de végétation qui donne à chacun l'impression de vivre au fin fond de l'antique forêt de Bondy.

Page 17 : A noter le projet délirant de quartier hydride sur l'ancien site de l'usine automobile PSA qui devient un jour une piscine olympique, un autre un village olympique, bref du solide pour se forger une opinion sur cette zone d'activité qui doit rester à notre avis industrielle, pourvoyeuse d'emplois et de rentrées fiscale.

Page 22 : La toute nouvelle fête de l'Europe initiée par Bruno Beschizza. On regrettera le nombre limité d'associations associées à cette manifestation en particulier l'absence des associations régionales françaises qui pourrait faire croire que la France n'est pas historiquement partie intégrante de notre vieux continent. L'article omet bien sûr de dire que les installations de cette fête ont accueilli la veille de la fête une manifestation de l'association Les Amis de la Majorité Municipale...

Page 23 : Si nous n'avez pas encore compris qu'Aulnay-sous-Bois est désormais ancrée dans la Chrétienté, Oxygène vous offre une petit piqûre de rappel avec la deuxième moitié de cette page. Les traditionnelles fêtes des écoles sont devenus des kermesses (du néerlandais Kerkmisse c'est à dire messe d'église), c'est à dire des fêtes religieuses chrétiennes. Encore une fois la laïcité républicaine est mise à mal dans notre ville. Nul doute que Nicolas Sarkozy toujours prompt à brandir l'étendard de la laïcité surtout vis à vis de la communauté des croyants musulmans rappelera à l'ordre notre suppôt pontifical de maire.

Page 30 : les tribunes ou ce qu'il en reste. Réduite de 2700 à 1700 signes, voici la démocratie peau de chagrin chère à Bruno Beschizza : tout pour lui et rien pour les autres.

Nous avons déjà dit tout le bien que nous pensions de la tribune des élus UMP signée par madame Séverine Maroun qui se livre au désormais traditionnel Taubira bashing cher à la droite extrême.

Que penser de la tribune de monsieur Chaussat qui se lamente sur l'état de nos finances alors qu'il a été un bien piètre et inconséquent gestionnaire sous les mandats de Jean-Claude Abrioux et de Gérard Gaudron ? Encore une fois, monsieur Chaussat essaye d'exister alors qu'il ne vit plus que dans l'illusion du pouvoir après avoir abdiqué devant le candidat Beschizza.

La tribune des élus socialistes et républicains signée par monsieur Guy Challier revient sur le dossier budgétaire, pointant les incohérence de la Droite qui déplore la baisse des dotations de l'État mais oublie qu'il faut aujourd'hui rembourser la dette colossale héritée de Nicolas Sarkozy. Localement, il pointe la mauvaise gestion héritée de la droite et les incohérences de l'actuelle majorité de droite qui se plaint de ces coupes mais dans le même temps embauche massivement !

Page 46 : les indispensables petites annonces, sans doute plus importantes que les tribunes politiques... avec un chat perdu (pauvre victime collatérale de l'explosion au gaz du centre ville, une Ford fiesta et un vélo d'enfant 8/12 ans.

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