Déni de démocratie : pourquoi l'opposition de Gauche a quitté le conseil municipal

Publié le par Aulnay Autrement

Déni de démocratie : pourquoi l'opposition de Gauche a quitté le conseil municipal

Le conseil municipal d'hier soir était sous haute pression. Outre les divers incidents qui ont eu lieu hier à l'hôtel de ville (nous y reviendrons), le maire a décidé de mettre le conseil municipal sous embargo vidéo c'est à dire que contrairement à l'accoutumée le vidéo-retransmission n'a pas été autorisée. Bruno Beschizza, maire mais aussi candidat à l'élection départementale a prétexté de la période électorale pour interdire aux aulnaysiens d'assister en direct au conseil municipal. Il s'agit d'une excuse fallacieuse et infondée car la retransmission d'un conseil municipal ne relève pas d'une communication exceptionnelle mais bien de la marche normale d'une commune. D'autre part, le choix de cette date entre les deux tours est bien celui de monsieur Beschizza qui a tout fait pour repousser cette échéance. Il est réellement déplorable que monsieur Beschizza se livre à une telle manipulation dans le seul but de retarder au plus tôt la divulgation de la réalité budgétaire aux aulnaysiennes et aulnaysiens.

 

Nous reproduisons ci-dessous le texte lu par Guy Challier, président du groupes des élus socialistes et républicains explicitant la raison du départ des élus d'opposition.

Déni de démocratie : pourquoi l'opposition de Gauche a quitté le conseil municipal

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Carlier 26/03/2015 11:13

Quand le syndicaliste Beschizza se plaignait du manque de … concertation !

C’est parfois savoureux de regarder la cohérence des parcours des hommes politiques. Surtout quand un courrier du directeur d’académie à destination des 40 maires du 93 précisait le 16 janvier 2015 : « j’attacherai une attention particulière à ce que l’ouverture de la classe le samedi matin fasse l’objet d’une véritable consultation de tous les acteurs. ».

Ce rappel aux 40 maires a pour cible les mauvais élèves. 37 villes n’ont pas mis en place le samedi cette année. Parmi les trois autres, une ville (la vôtre) fait tout pour rendre impossible tout débat : opacité sur l’évaluation qualitative de l’année scolaire en cours, sur les activités périscolaires (non) mises en oeuvre, les subventions accessibles-demandées-reçues-affectées, le choix des horaires quotidiens et de la demi journée supplémentaire en 2015-2016. Si les choix de Monsieur Beschizza sont fondés, ils résisteront à la concertation et à la transparence. On ne nous dit pas tout !?!?!?!?!

Votre maire fût syndicaliste de la police entre 1998 et 2010. Comme tout syndicaliste, Monsieur Beschizza a regretté le manque de débats constructifs avec les pouvoirs publics aveuglés par les élections. Il a mis en avant l’observation par sa corporation de réalités de terrain pour se créer une légitimité dans les débats orientant les pouvoirs publics. C’est notamment le cas dans cet interview de 2006 : « les policiers constatent une augmentation de la violence et de la dangerosité de leur métier. Ils veulent qu'on lui redonne du sens, mais se sentent oubliés du débat. »
Source : http://www.20minutes.fr/…/119635-20061109-bruno-beschizza-l…

En passant du bon côté du manche, votre Maire a gardé son fil conducteur. Il y a deux types de syndicalistes : ceux qui exercent leurs responsabilités pour l’intérêt de leur profession et ceux qui l’exercent pour eux-mêmes. Un journaliste de Mediapart spécialiste des questions de police a un avis tranché à l’égard de votre Maire et résume ainsi son parcours :
« Le parcours de Bruno Beschizza témoigne d'une proximité avec le politique qui décrédibilise le syndicalisme policier - qu'on entend le plus - et dont il n'est possible d'en déduire qu'une forme de clientélisme. Ce dévoiement de l'action publique qui peut expliquer en partie l'abstention des électeurs, laquelle a profité à Bruno Beschizza pour se faire élire à Aulnay sous Bois ! »
Source : http://blogs.mediapart.fr/…/04…/le-syndicalisme-de-la-police

Le dévoiement de l’action publique par Monsieur Beschizza se poursuit avec les rythmes scolaires. Les leviers pour en débattre sont mis sous le paillasson. Cela ne gêne semble t’il pour l’instant que quelques parents d’élèves, de la même façon placés face aux réalités de terrain mais, immédiatement accusés de violence lors d’une manifestation pacifique. C’est l’ADN du syndicaliste qui revient. Il est interdit de s’attaquer à un policier. Les communiqués des syndicats de police portent principalement sur la dénonciation de la violence à leur égard.
Exemple : http://www.rtl.fr/…/un-syndicat-de-police-s-inquiete-des-vi…

Le dévoiement de l’action publique source d’amplifications des inégalités sociales est en contradiction majeure avec les multiples diversités de votre ville attachante.

De la part d’un parent d’élève « sous influence » d’une part, du pragmatisme du maire UMP d’Aubagne ayant mis en œuvre la réforme des rythmes scolaires avec rapidité, concertation et méthode, et d’autre part, du mépris, du cynisme et de l’opacité entretenus par votre Maire