1er tour des départementales : abstentionnistes et Front National, grands vainqueurs

Publié le par Laurent Comparot

1er tour des départementales : abstentionnistes et Front National, grands vainqueurs

L'écrasante majorité silencieuse

Avec plus de 65 % d'abstention, le parti des abstentionnistes est le grand gagnant du premier tour de ces élections départementales à Aulnay-sous-Bois. Au final, c'est seulement un petit tiers des électeurs (33,45 %) qui se sont exprimés ce dimanche. 

 

Un Front National installé

Le Front National et Aulnay-sous-Bois, c'est une vieille histoire. Mais si l'électorat existe, le parti d'extrême droite n'est pourtant pas implanté dans la commune : des candidats inconnus, pas de militants identifiés, pas d'action de propagande, ni de réunion publique. Certes le contexte est favorable aux partis extrémistes alors que tous les partis de gouvernement qu'ils soient de gauche ou de droite sont partout en Europe sanctionnés. Néanmoins en l'absence d'appareil politique local, le score est remarquable.

 

Échec de la Gauche Alternative

La Gauche alternative regroupant Parti Communiste, dissidents écologistes et extrême-gauche a raté son défi qui était de devenir la première force de gauche. Avec 11,40 %, la liste réalise un score correct mais est bien en deça de la liste concurrente PS-EELV-PRG. Plus grave, son refus obstiné de participer à une liste d'union a failli contribuer à l'élimination de la gauche au second tour. Il s'en est en effet fallu de 400 voix pour que la liste Frontiste soit au second tour.

 

Gauche réunie encore convalescente

La liste de la Gauche réunie PS-EELV-PRG a fait un score bien en deça de ses espérances mais est pourtant qualifiée au second tour. Encore convalescente suite à la défaite de mars prochain, elle s'est ressaisie mais dans un contexte national défavorable n'a pas encore su convaincre son électorat, en partie les jeunes et l'électorat des quartiers populaires, à reprendre le chemin des urnes. Il reste à convaincre les aulnaysiennes et les aulnaysiens de la justesse d'une politique départementale sociale et écologiste au service d'une population jeune et dynamique. Il lui faut encore ouvrir les yeux de la population sur les méfaits présents de la gestion clamiteuse de la ville par Bruno Beschizza, qui hélas montrera bien rapidement ses effets.

 

Beschizza et Maroun en tête

Les deux candidats bénéficient du climat national favorable, de la mobilisation de son électorat et aussi à l'image du Front National de la très faible participation. L'abstention gonfle d'autant le score de 46,37 %, même s'il ne représente qu'un peu plus de 15 % du corps électoral.

Le discrédit de la gestion municipale de ceux qui sont respectivement les numéros un et deux de la majorité municipale ne se ressent pas encore dans les urnes. Le maire et son adjointe ont jusqu'à présent bénéficié des excédents budgétaires hérités de l'ancienne municipalité de gauche. L'année 2015 sera sans doute bien plus difficile et le recours massif à l'emprunt (déjà 10 millions d'euros empruntés en janvier) ne cachera pas éternellement la mauvaise gestion de la ville et surtout l'absence de perspectives pour la population. Les problèmes non gérés pendant la première année de mandat, le manque d'investissement et le diléttantisme des élus de la majorité, l'absence de programmes à court et long termes vont exacerber le divorce entre Bruno Beschizza et sa population. Comme on dit : le plus dur reste à venir.

La mobilisation massive de la population aulnaysienne autour des candidat de la Gauche réunie, Guy Challier et Latifa Bezzaouya-Cotrie, est indispensable pour défendre notre ville et notre département.

 

Ce dimanche pour l'égalité des droits, prenez votre destin en main, ne subissez plus, votez.

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