La préfecture de Police met en garde les lycéens contre le mouvement des blocages

Publié le par Aulnay Autrement

La Préfecture de Police de Paris met en garde les lycéens contre le mouvement de blocage des lycées. Relayé sur les réseaux sociaux sous le hashtag #blocuspourtheo , ce mouvement non encadré n'est pas autorisé. Déjà des dégradations et débordements ont eu lieu sur la place de la République à Paris. A cette heure, le mouvement n'a pas été suivi dans les établissements aulnaysiens.

La préfecture de Police met en garde les lycéens contre le mouvement des blocages

Mise à jour à 14h : Contrairement à ce qu'indique le communiqué de la Préfecture de Police, la simple participation à une manifestation non déclarée ou interdite n'est pas réprimée. Seuls les organisateurs  s’exposent à une peine de six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende selon l'article 431-9 du Code Pénal. En revanche, le fait de continuer volontairement à participer à un attroupement après les sommations est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende selon l’article 431-4.

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Aulnay, Bobigny et si on jouait l'appaisement...

Publié le par Aulnay Autrement

Le dessin de Plantu à la Une du Monde de ce lundi 13 février

Le dessin de Plantu à la Une du Monde de ce lundi 13 février

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"Affaire Théo" : c'est la Justice qui mène l'enquête judiciaire et pas l'IGPN

Publié le par Laurent Comparot

D'après des indiscrétions parues dans la presse, les premières conclusions de l'enquête de l'IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale) s'orientent vers la thèse de " l'opération qui tourne mal ". Cette thèse du service interne d'inspection de la Police Nationale aura sans nul doute du mal à passer dans le population, en particulier à Aulnay-sous-Bois.

Selon l'avocat de Théodore Luhaka, Maître Dupond-Moretti, la juge d'instruction et le parquet ne sont pas sur la même ligne que l'IGPN. Il rappelle que "l’intromission d'un objet dans un sexe ou dans un anus, c’est un viol."  Et ajoute que "sinon, il suffirait aux gens qui se servent d’objets de dire : ‘Il n’y avait aucune intention sexuelle, on voulait seulement des violences’ pour qu’il n’y ait plus personne envoyé devant une cour d’assises".

Me Dupond-Moretti en a profité pour réitérer son appel au calme, rappelant que "tout débordement" nuisait "aux intérêts de Théo et de la justice".

"Affaire Théo" : c'est la Justice qui mène l'enquête judiciaire et pas l'IGPN

De son côté, le député Daniel Goldberg qui suit attentivement l'affaire depuis le début rappelle sur Twitter que " les services de Police doivent réunir les éléments et non déterminer la nature des faits" et ajoute que "C'est le rôle de la justice".

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Communiqué de l'association Aulnay Environnement à propos du projet de piscine municipale

Publié le par Aulnay Autrement

Communiqué de l'association Aulnay Environnement à propos du projet de piscine municipale

Aulnay, le 9 février 2017

Une communication exemplaire !

Le dernier numéro du bulletin municipal d’Aulnay-sous-bois, « Oxygène », mérite une mention spéciale en matière de communication concernant la piscine que les Aulnaysiens attendent depuis la fermeture du stade nautique de Coursaille, il y aura bientôt trois ans.

L’information est si importante qu’elle figure en gras sur la couverture : la nouvelle piscine sera à l’emplacement même de l’ancienne. Soit dit en passant, une décision annoncée lors de vœux du Maire, bien avant que le Conseil Municipal ne l’ait votée, ce qui en dit long sur la démocratie municipale.

Une année a donc été perdue en réflexion sur la localisation. Clairement, lorsqu’on l’interrogeait, le responsable de la société H2O chargée de l’étude du projet poussait vers une implantation sur les terrains PSA, et il n’est pas douteux qu’il rejoignait les vœux du Maire qui a longtemps travaillé sur cette hypothèse.

Les associations avaient soulevé le problème du choix entre réparation et reconstruction après destruction totale, avec un montant qui va du simple au triple. (9 à 32Millions). La priorité était de rester sur le site actuel, c’était le point essentiel pour Aulnay Environnement. Maintenant que le choix est fait, il conviendrait de s’interroger sur l’opportunité de tout détruire.

Or voilà qu’Oxygène apporte un argument de poids contre la destruction de l’ancienne piscine, en affichant en première page une superbe photo de la piscine qu’ont fréquenté les Aulnaysiens. L’élégance et la qualité architecturale du site sautent aux yeux. Le bulletin étant distribué à tous les habitants de la commune, le caractère patrimonial de l’ensemble devient pour tous évident.

En effet, dans le diagnostic du patrimoine de la commune d’Aulnay-sous-bois, réalisé en 2008 par le bureau de l’inventaire du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, on relève précisément comme bâtiment remarquable au titre de l’article L.123.7 du code de l’urbanisme « le stade nautique de Coursaille ».

Il est temps que nos élus prennent conscience que la fierté des Aulnaysiens s’appuie aussi sur la conscience de la valeur de leur patrimoine, en une époque où le nom de la commune est trop souvent lié à de tristes événements.

Malheureusement, il semble que ce soit le cadet de leurs soucis, dans leur acharnement à livrer la ville aux promoteurs pour faire pousser près de la gare (rue Anatole France) et dans le sud les immeubles de luxe. Déjà un ensemble de pavillons jumeaux de la fin du XIXe siècle, dont la valeur patrimoniale a également été indiquée par l’inventaire, a été sacrifié sur les rues Gatouillat et du 14 Juillet. Et que dire du sort dévolu à l’ex-place Camélinat, également repérée d’intérêt patrimonial en raison de son homogénéité, tous les immeubles datant des premières décennies du XXe siècle, qui va être défigurée par un immeuble monstrueux en pierre de taille, sans parler des tilleuls centenaires qui seront abattus.

Notre maire nous promet « du beau et du bon ». Mesdames et Messieurs les élu(e)s, à défaut de prendre le temps de consulter le diagnostic du Conseil Général, posez les yeux sur notre patrimoine architectural : notre ville a déjà sa part de beauté, grâce à des constructions vénérables. Comme l’ex-place Camélinat, le stade de Coursaille mérite qu’on y réfléchisse à deux fois avant d’en détruire la beauté.

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"Affaire Théo" : Daniel Goldberg interpelle le ministre de l'intérieur

Publié le par Aulnay Autrement

Lors de la séance des questions au gouvernement du mardi 7 février 2017, Daniel Goldberg, député d'Aulnay-sous-Bois a interpellé le ministre de l'intérieur quant aux faits graves dont le jeune aulnaysien Théodore Luhaka a été victime.

M. le président. La parole est à M. Daniel Goldberg, pour le groupe socialiste, écologiste et républicain.

M. Daniel Goldberg. Monsieur le ministre de l’intérieur, je voudrais vous parler de M. Théodore Luhaka, que tous ceux qui le connaissent appellent « Théo ». M. Luhaka est un jeune homme sans histoire, passionné de football, serviable, vivant dans le quartier de la Rose-des-Vents à Aulnay-sous-Bois, dans une famille où le respect de l’autre est une valeur forte.

La vie de M. Luhaka a basculé jeudi dernier, au milieu de l’après-midi, quand des fonctionnaires de police ont, selon son témoignage, délibérément attenté à sa dignité. Ils l’ont insulté et frappé avec une volonté constante de l’humilier.

Dès le lendemain, monsieur le ministre, je vous ai dit mon exigence de vérité pour faire cesser un sentiment d’impunité par lequel ces policiers, et ceux-là seulement, se sentaient visiblement protégés. Depuis lors, l’enquête interne de votre ministère a été rapide et transparente. Trois jours après les faits, ces policiers ont été mis en examen. La justice doit maintenant passer pleinement et sans pression d’aucune sorte : c’est notre conception du fonctionnement de la République.

Je veux ici rendre hommage à la grande majorité des policiers, qui sont tous les jours sur le terrain pour nous protéger en étant parfois eux-mêmes agressés, mais je veux aussi souligner la dignité dont fait preuve la famille de Théo.

Comme tout un quartier, comme des milliers de mères et de pères de famille qui pensent que cela aurait pu arriver à leur fils, au-delà de la colère et du dégoût, je me demande comment on a pu en arriver là. Une relation de confrontation permanente, installée depuis la fin de la police de proximité, mine la République.

J’en appelle donc à une prise de conscience nationale pour changer les rapports entre la police et la population dans ces quartiers, notamment pour ce qui concerne les motifs et les techniques de contrôle. Être « avec Théo » aujourd’hui, c’est exiger ce respect mutuel entre citoyens et policiers. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, écologiste et républicain et sur plusieurs bancs du groupe radical, républicain, démocrate et progressiste et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.)

M. le président. La parole est à M. le ministre de l’intérieur.

M. Bruno Le Roux, ministre de l’intérieur. Monsieur le député, les faits que vous venez de décrire sont d’une gravité évidente. Mes premières pensées s’adressent naturellement à ce jeune garçon, Théo, à sa famille et à ses amis, qui souffrent de son hospitalisation et des graves menaces qui pèsent aujourd’hui sur son futur et sur ses perspectives de vivre normalement.

Je ne veux bien entendu formuler ici aucune déclaration ni appréciation sur les conditions de son interpellation et sur ce qui s’est passé : c’est aujourd’hui au magistrat instructeur de dire la vérité. Je vous assure, monsieur le député, que tous les éléments ont été transmis, qu’il s’agisse des éléments vidéo ou de ceux qui permettent de retracer cette intervention dans son cadre – avant, pendant et après –, afin que la justice puisse sans délai mener l’enquête, au rythme qui est le sien.

Je suis très ferme, et le Gouvernement veut l’être lui aussi, s’agissant de tragiques événements de ce genre. J’ai donc procédé sans attendre à la suspension des quatre policiers concernés. Je veux également rappeler à leur devoir d’exemplarité tous les fonctionnaires de police et de gendarmerie. Je sais que, dans beaucoup d’endroits et dans la très grande majorité des cas, je n’ai pas besoin de le faire, mais le lien entre la population et eux est central dans le pacte républicain qui doit être le nôtre aujourd’hui dans notre pays. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, écologiste et républicain.) Cela doit être affirmé haut et fort.

Enfin, monsieur le député, puisque la justice est saisie et qu’elle dispose de tous les éléments, j’invite chacun à appeler à la sérénité, comme vous venez de le faire. Il n’est pas de bonne politique de mettre en cause l’État ou la justice au nom d’une prétendue capacité à s’intéresser aux problèmes des quartiers. Je souhaite que ces problèmes soient traités avec la plus grande sérénité. C’est ce que nous faisons, vous-même comme le Gouvernement. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, écologiste et républicain.)

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